/sports/baseball/capitales
Navigation

De gros changements à prévoir dans la Can-Am

Le président croit que les ligues indépendantes devront s’allier pour survivre

L’entraîneur Patrick Scalabrini et le président Michel Laplante lors du bilan annuel des activités des Capitales qui s’est tenu mardi.
Photo Jean-François Desgagnés L’entraîneur Patrick Scalabrini et le président Michel Laplante lors du bilan annuel des activités des Capitales qui s’est tenu mardi.

Coup d'oeil sur cet article

La saison 2018 des Capitales s’est terminée sur une note dramatique, samedi dernier, à Sussex, mais le bilan pour l’ensemble des activités saisonnières n’en fut pas pour autant entaché. Les Capitales pourraient toutefois être témoins d’une importante refonte du baseball indépendant au cours des prochaines années.

Même si l’équipe n’a pas été en mesure de mettre la main sur un huitième titre éliminatoire, le président Michel Laplante s’est dit fort satisfait du déroulement de la 20e campagne de l’histoire de la franchise. Un succès dû en partie aux spectateurs, nombreux depuis juillet à franchir les tourniquets du Stade Canac, soit « 75 000 à partir du 4 juillet », pour un total de 136 038 amateurs pour toute la saison.

« Ça crée un certain stress, car on arrive au 15 juin, et encore une fois, va falloir qu’il y ait beaucoup de monde pour connaître une saison satisfaisante, et c’est ce qui est arrivé à partir du 1er juillet. Au-delà de tout ça, on sent l’appui d’un peu tout le monde, soit les médias, le corporatif et les fans », a rappelé Laplante, mardi, lors du bilan annuel du club de Québec membre de la Ligue Can-Am.

Réunion importante

Laplante et ses cinq autres homologues du circuit auront rendez-vous pour la réunion annuelle, en octobre, à New York, où il sera question de la possibilité d’organiser des matchs interligues avec les autres principaux circuits indépendants (Atlantic, American Association et Frontier).

Dans l’idéal, les Capitales espèrent croiser le fer avec des équipes de ces ligues dès 2019, mais Laplante estime qu’il est plus réaliste que la proposition soit adoptée en prévision du calendrier 2020. Il est à noter que les règlements concernant les alignements et la masse salariale de ces ligues diffèrent, ce qui pourrait ralentir le processus.

« Le jeu de cartes est un peu plus ouvert qu’il ne l’était. On sait comment les propriétaires pensent, et la plupart pensent que ce serait le fun d’unifier et de faire quelque chose. Mais il y a des ego à travers ça », a-t-il indiqué, dévoilant que des rencontres ont eu lieu avec les dirigeants de la Frontier, il y a un mois.

Pour Laplante, il n’y a pas de doute que les ligues indépendantes doivent collaborer pour survivre à long terme.

« La Can-Am n’est pas menacée pour l’an prochain, mais chacune des ligues est menacée si on ne trouve pas une façon de faire les choses mieux. Les gens regardent les marchés sportifs et pensent que ça roule sur l’or, mais ce n’est pas le cas », a précisé le président des Capitales.

La situation des Champions

Laplante s’est fait par ailleurs rassurant sur le sort des Champions d’Ottawa, dont le propriétaire, Miles Wolff, qui est aussi le commissaire, a laissé entendre qu’ils pourraient fermer boutique sans l’apport d’investisseurs locaux. Quant aux séries internationales, le Japon, la Corée du Sud ainsi que des pays européens ont manifesté de l’intérêt.

Fin de saison déchirante : «C’est arrivé tellement vite» –Patrick Scalabrini

Le gérant Patrick Scalabrini garde toujours un goût amer de la défaite crève-cœur des siens, subie lors du quatrième match de la finale contre les Miners de Sussex County, trois jours plus tard.

« On s’investit à 100 % pendant un bout, surtout en séries. C’est émotif et c’est prenant. Ça me prend toujours un peu de temps à digérer le tout et, vu qu’on y croyait spécialement, peut-être que ça va être plus long », a raconté Scalabrini, qui vivait pareil sentiment en finale pour la première fois de sa carrière d’instructeur.

Les Capitales étaient à un retrait de provoquer la tenue d’un match ultime, avant qu’un circuit dramatique de trois points assomme les visiteurs. Scalabrini a-t-il regardé en reprise ce coup d’éclat ? « Non, et je suis déjà tanné d’en entendre parler ! C’était un moment magique pour eux. On a dominé ce match jusqu’à la fin et on ne les croyait tellement pas dans le coup. C’est arrivé tellement vite qu’on ne l’a pas réalisé sur le coup. »

Des changements à venir

Même si quelques joueurs seront de retour en 2019, Scalabrini a reconnu que les départs de Kalian Sams, Maxx Tissenbaum et Nick Van Stratten laisseront un trou important dans l’alignement.

« L’an passé, on a eu de gros changements après le départ de quelques joueurs importants, mais le noyau demeurait. L’an prochain, notre noyau va être complètement différent.

« On a quelques joueurs qui devraient être de retour, mais sans être des vétérans ou des meneurs, ça va tout de même être des pièces importantes », a assuré le gérant, qui vient de terminer sa neuvième campagne à la barre de l’équipe.

L’aventure cubaine pourrait se prolonger avec de nouveaux visages en raison de la présentation des Jeux panaméricains l’été prochain, au Pérou. L’arrêt-court Yordan Manduley et l’artilleur Lazaro Blanco devraient représenter leur pays à ce tournoi. « Je vais essayer de ravoir les deux, mais ça dépendra de leur disponibilité et du lien avec Cuba. S’ils quittent pendant deux mois, c’est une autre chose », a dit Scalabrini, évoquant la possibilité que son as lanceur rebondisse au Japon ou au Mexique.

Seul le retour du vétéran Karl Gélinas est d’ailleurs véritablement assuré chez les lanceurs, selon Scalabrini, qui espère que son stoppeur Trevor Bayless obtiendra une nouvelle chance dans l’affilié.