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Les immigrants parlent moins français mais trouvent davantage de travail

Les immigrants parlent moins français mais trouvent davantage de travail
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La part d’immigrants maîtrisant le français a diminué de manière importante entre 2015 et 2017 selon une récente étude de l’Institut du Québec mais l’intégration des nouveaux venus sur marché du travail s’est améliorée.

Selon les données de cette étude publiée par l’institut à quelques semaines des élections dans le but de clarifier les faits et « alimenter le débat public », le Québec a accueilli en 2017 52 388 immigrants permanents, dont près de 76 % se sont établis à Montréal et 42% connaissaient le français en arrivant.

On note donc une baisse marquée des francophones qui représentaient 56% des immigrants en 2015.

Rétention

À l’inverse, la capacité du Québec à retenir les immigrants sur place et à les intégrer sur le marché du travail s’améliore.

84,3% des immigrants arrivés au Québec en 2010 y résidaient toujours en 2015.

Ce taux de rétention reste inférieur à celui de l’Ontario (90,4%), de l’Alberta (90,3%) et de la Colombie-Britannique (89,7%), mais supérieur à celui des autres provinces canadiennes.

Il représente une nette amélioration par rapport à la situation au début des années 2000, quand 75% seulement des immigrants s’installaient durablement au Québec.

Emploi

Le proportion des immigrants âgés entre 25 et 54 ans qui ont un emploi est elle passée de 72,1% à 77,8% entre 2007 et 2017.

Chez les immigrants récents arrivés il y a moins de cinq ans, cette hausse est encore plus marquée puisque leur taux d’emploi est passé de 57,8% à 65,8% sur cette même période.

Cette amélioration de huit points est supérieure à celle qu’ont connue dans le même temps l’Ontario (+0,9%) et la Colombie-Britannique (+5,7%).