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ABI: le patronat convoque à nouveau le syndicat

ABI: le patronat convoque à nouveau le syndicat
Photo d'archives, courtoisie

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BÉCANCOUR – Cette fois-ci sera-t-elle la bonne? Plus de deux mois depuis la dernière rencontre de négociation, la direction de l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) convoque à nouveau le syndicat.

Les rencontres de jeudi et de lundi sont un pas vers l'avant, mais le président du syndicat reste prudent.

«On va à la table de négociation avec de l'ouverture, pour trouver des solutions pour régler le conflit», a souligné Clément Masse, mercredi.

Le président du syndicat d'ABI ajoute toutefois un bémol. «Je ne veux pas que les gens s'emballent non plus, donc on reste prudents pour ces rencontres-là.»

La rencontre du 6 septembre à Pittsburgh, en Pennsylvanie, entre le syndicat, le médiateur spécial Lucien Bouchard et la haute direction d'Alcoa aurait-elle influencé la planification de ces rencontres?

Clément Masse affirme qu'il «ne peut pas faire le lien directement, mais on espère qu'on va avoir influencé les dirigeants d'Alcoa pour qu'ils aient une intention de régler le conflit».

Un spécialiste des relations de travail croit que la direction a tout intérêt à ne pas laisser traîner le conflit de travail et prévoit qu'un dénouement approche. Selon le professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières Jean-Claude Bernatchez, «avec le fait que chaque partie, soit les travailleurs, l’employeur et le gouvernement, perd beaucoup d'argent, c'est évident qu'où on est rendu, fin septembre, ce serait dans l'ordre des choses qu'on ait une réouverture de cette usine-là quelque part en octobre ou avant la fin novembre».

Le maire de Bécancour est lui aussi optimiste et souhaite que la pérennité de l'usine soit assurée avec le dénouement. «Il faut continuer à faire de l'aluminium dans les 25 prochaines années. Il faut que les deux parties s'enlignent là-dessus», a dit Guy Dubois.

Ce dernier rappelle aussi que les impacts économiques du lock-out se font fortement sentir dans sa municipalité. Il n'y a pas que les travailleurs d'ABI qui sont privés de leur plein salaire, mais aussi des sous-traitants de l'usine qui ne peuvent pas travailler eux aussi depuis plus de huit mois.