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Les plus méritants sont...

Javier Baez est en voie de devenir seulement le cinquième joueur de l’histoire à afficher 35 doubles, 9 triples, 30 circuits, 100 points produits et 20 buts volés.
Photo AFP Javier Baez est en voie de devenir seulement le cinquième joueur de l’histoire à afficher 35 doubles, 9 triples, 30 circuits, 100 points produits et 20 buts volés.

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D’ici une dizaine de jours, la saison régulière du baseball majeur sera terminée et ce sera le début des séries éliminatoires. C’est donc le temps de faire la distribution des prix.

À l’enjeu dans les deux ligues, il y a les vainqueurs du trophée Cy-Young, les élus au titre de joueur le plus utile à son club, les meilleures recrues ainsi que les gérants de l’année.

Allons-y par étapes.

Tout d’abord, les lauréats du Cy-Young qui, avant 1967, n’était accordé qu’à un seul lanceur.

Dans la Ligue américaine, j’ai longuement hésité entre Chris Sale, des Red Sox de Boston, et le releveur Edwin Diaz, des Mariners de Seattle.

Si j’ai opté pour Diaz, bien que les Mariners ne participeront pas aux séries, c’est que sa moyenne de points mérités est meilleure que celle de Sale et qu’il a sauvegardé 70 % des victoires de son équipe. Dommage pour Sale, qui convoite son premier Cy-Young, ainsi que pour Blake Snell, des Rays de Tampa Bay, et Trevor Bauer, des Indians de Cleveland, tous des candidats de valeur.

Diaz serait seulement le 10e releveur de l’histoire à mériter cet honneur.

Dans la Ligue nationale, j’ai longuement réfléchi avant d’arrêter mon choix sur Jacob deGrom, des Mets de New York. Jamais un lanceur ayant signé moins de 13 victoires n’a gagné ce trophée, mais il est le premier lanceur de l’histoire qui ait accordé trois points ou moins dans 27 départs consécutifs. Voilà un exploit qui mérite d’être récompensé. Il n’est pas le seul dans cette course, car Max Scherzer, des Nationals de Washington, et Aaron Nola, des Phillies de Philadelphie, se veulent des rivaux de choix.

Les recrues

Les meilleures recrues sont légion dans la Ligue américaine. Shohei Ohtani, des Angels de Los Angeles, Gleyber Torres, des Yankees de New York et Joey Wendle, des Rays, ont tous connu d’excellentes premières campagnes dans les majeures. Mais j’accorde mon vote à Miguel Andujar, des Yankees, l’une des raisons qui ont permis aux « Bombardiers du Bronx » de se maintenir dans la course aux séries malgré l’absence d’Aaron Judge et de Gary Sanchez.

Dans la Ligue nationale, les deux principaux candidats sont, selon moi, Ronald Acuna Jr., des Braves d’Atlanta, et Juan Soto, des Nationals. Un choix si difficile qu’ils pourraient bien partager cet honneur. Mais s’il n’y en a qu’un, Acuna devrait l’emporter.

Les plus utiles

En ce qui a trait au joueur le plus utile à son équipe dans l’Américaine, deux joueurs des Red Sox sortent du lot.

Je crois que Mookie Betts va damer le pion à J. D. Martinez pour la simple raison qu’il est un joueur plus complet. Il frappe pour la moyenne, vole des buts, et il est l’un des meilleurs voltigeurs des majeures. Jose Ramirez, des Indians, et son coéquipier Francisco Lindor sont aussi des candidats de grande qualité.

Dans la Nationale, Javier Baez, des Cubs de Chicago, connaît une saison exceptionnelle. Il est en voie de devenir seulement le cinquième joueur de l’histoire du baseball à afficher 35 doubles, 9 triples, 30 circuits, 100 points produits et 20 buts volés. Les Paul Goldschmidt (Arizona), Matt Carpenter (Cards), Freddie Freeman (Braves), Nolan Arenado et Trevor Story (Rockies) ainsi que Christian Yelich (Brewers) ont tous connu d’excellentes saisons, mais pas comme Baez.

Les gérants

Parmi les gérants à considérer, mon cœur balance entre Alex Cora, des Red Sox, et Bob Melvin, des A’s d’Oakland. Finalement, malgré l’incroyable campagne des Bostoniens, j’ai penché du côté de Melvin, qui a réussi à garder son club au plus fort de la course aux séries alors que personne ne les voyait là.

Surtout que la liste de paie des A’s est à peine supérieure à 60 M$, comparativement aux 153 M$ des Red Sox.

Enfin, dans la Nationale, j’ai choisi Brian Snitker, des Braves. Ceux-ci ont surpris tout le monde en résistant aux assauts des Nationals et surtout des aussi surprenants Phillies. Chez ces derniers, Gabe Kabler a vu son club manquer d’essence dans le dernier droit.

Par contre, chapeau à Mike Shildt, qui a accompli tout un travail après avoir succédé à Mike Matheny en juillet chez les Cards de St. Louis, et à Bud Black, des Rockies du Colorado.

 

Deux carrousels dans un match

Il n’est pas facile de réussir un carrousel, soit un simple, un double, un triple et un circuit au cours d’un match.

Mais le 7 août, les Indians d’Indianapolis, la filiale AAA des Pirates de Pittsburgh, ont vu deux de leurs joueurs réussir l’exploit au cours de la même rencontre.

Kevin Newman a couronné une performance de 5 en 5 avec un circuit pour son carrousel et trois frappeurs plus tard, Jacob Stalling a réussi son premier triple depuis 2015 pour l’imiter.

Aussi rare cet exploit peut-il être, soulignons qu’en avril, Gio Brusa et Jalen Miller, des Giants de San Jose (classe A) avaient aussi réalisé un tel exploit.

Une manche, deux lancers !

Chacun sait qu’un lanceur réussit une manche « immaculée » lorsqu’il n’effectue que neuf lancers pour retirer trois frappeurs sur des prises au cours d’une manche.

Mais que dire du gaucher Hayden Deal, du club Rome, la filiale A des Braves, qui n’a eu besoin que de deux lancers pour inscrire trois retraits.

Appelé en relève en prolongation, alors qu’on amorce la manche avec un coureur posté au deuxième coussin, Deal a vu le premier frappeur qu’il a affronté cogner une flèche au deuxième but qui a doublé le coureur. Il a ensuite retiré le frappeur suivant sur une flèche au joueur de troisième but pour le troisième retrait de la manche.

Ohtani et Babe Ruth

Le 27 août, le jeune Japonais Shohei Ohtani s’est joint à un groupe élite lorsqu’il a claqué un circuit de trois points aux dépens des Rockies du Colorado.

C’était son 15e de la saison et puisqu’il revendique aussi plusieurs victoires comme lanceur, il s’agissait d’un exploit que peu de joueurs ont réalisé.

Il a égalé la marque établie par Jimmy Ryan, des White Stockings de Chicago, en 1888, avec une fiche de 16 circuits et 4 gains comme lanceur. Babe Ruth est l’autre membre de ce trio, car il a déjà présenté une fiche de 29 circuits et 9 victoires en 1919, puis de 59 circuits et 2 gains comme lanceurs en 1921.

Saison unique de Piazza

Il est rare qu’un champion cogneur de circuits soit échangé, encore moins deux fois au cours d’une saison.

Mike Piazza a été le meilleur frappeur de longue balle comme receveur dans les majeures, avec 427, dont 396 dans ce rôle. Il a signé neuf saisons avec au moins 30 circuits.

Et Piazza a trouvé le moyen de frapper 32 circuits en 1998 alors qu’il a porté trois uniformes. En effet, il en a réussi neuf avec les Dodgers cette saison-là avant d’être échangé aux Marlins où il n’en a frappé aucun avant de terminer la campagne avec les Mets avec lesquels il en a réussi 23.