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À 10 ans, elle expose à Los Angeles

La carrière de Mégane Fortin, jeune artiste de Stoneham, est en pleine ascension

La jeune artiste à l’œuvre.
Photo courtoisie, Claude Gauthier La jeune artiste à l’œuvre.

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Difficile pour un artiste en arts visuels de percer le marché à Los Angeles. Encore plus quand on n’a que 10 ans. C’est pourtant l’exploit qu’est en train d’accomplir Mégane Fortin, une jeune artiste de Stoneham.

Les œuvres d’art abstrait créées par la jeune fille font jaser à Québec depuis près de deux ans. Son talent est impressionnant.

Elle fera son premier vernissage solo jeudi soir, à la Bibliothèque Jean-Luc-Grondin de Stoneham. Lundi, une partie de ses toiles s’envoleront vers les États-Unis. Elles seront exposées dans quelques jours à la galerie d’art de l’hôtel Cadillac, située à Venice Beach.

Ce n’est pas tout. La boîte d’architectes de maisons de prestige Landry Design Group, établie à Los Angeles, acquerra des toiles de Meg, son nom d’artiste, pour les mettre comme pièces de collection dans ses nouvelles résidences.

La jeune artiste à l’œuvre.
Photo courtoisie, Claude Gauthier

À titre informatif, la compagnie a déjà travaillé sur les maisons d’Eddie Murphy, Rod Stewart, Gisele Bündchen et Sylvester Stallone, entre autres.

Tout ça grâce à un passionné d’art et collectionneur québécois, qui a acquis deux de ses œuvres et qui la représente maintenant de l’autre côté de la frontière.

«Je trouve que mes toiles sont chanceuses de voyager. J’aimerais vraiment y aller aussi, souhaite la jeune fille, qui est en 5e année. Je veux en faire une carrière. J’aimerais en faire à tous les soirs.»

Elle peint seule

Mégane Fortin a commencé à peindre il y a environ deux ans, avec l’artiste Maurice Louis.

Elle a maintenant une nouvelle professeure, Marie-Josée Lépine, pour l’outiller dans sa démarche artistique et lui montrer de nouvelles techniques. «Elle a pris beaucoup de confiance, confie sa mère, Jessie Tremblay. Elle peint maintenant seule dans son atelier. Elle arrive de l’école, elle jette son sac à dos par terre, et s’en va peindre. Elle peut faire trois toiles dans une semaine.

«À chaque fois qu’on fait des expositions, on vend presque tout. On suit le courant. On ne sait jamais ce qui nous attend avec l’histoire de Mégane, il y a toujours du développement», ajoute celle qui ne fournit plus de répondre aux demandes.

Ses œuvres évaluées

Les œuvres de Mégane Fortin ont été évaluées cet été par une spécialiste, pour établir leur valeur marchande.

La jeune artiste à l’œuvre.
Photo courtoisie, Claude Gauthier

L’artiste peintre a été admise dans un réseau international d’artistes, ArtZoom. Pour qu’elle y soit acceptée, le prix de ses toiles devait être fixé à un minimum d’un dollar le pouce carré.

Celles de Mégane pourraient être plus chères, mais sa mère tient mordicus à les garder à un bas prix pour l’instant.

«Je veux que ses toiles restent accessibles. Ce n’était pas discutable. Je ne pourrai pas toujours retenir le prix, mais je trouverais ça plate que les Québécois n’aient plus accès à ce qu’elle fait. Mais je sais que ça va toujours monter», justifie-t-elle.

Pour faire l’évaluation, la spécialiste a fait des recherches pour trouver de jeunes artistes qui sont reconnus grâce à leur art. Selon sa mère, elle n’en a trouvé que trois autres, aux États-Unis et en Europe. Le phénomène est donc rare.


♦ Pour plus de détails, visitez sa page Facebook « Meg jeune artiste peintre ».