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Nourrir une famille d'un adulte et deux ados pour 75$ par semaine est possible, selon Philippe Couillard

Le chef libéral, Philippe Couillard
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Le chef libéral, Philippe Couillard

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MONTRÉAL | Philippe Couillard estime qu’il est possible avec 75$ de faire une épicerie pour nourrir une famille d’un adulte avec deux adolescents pendant une semaine.

«Je penserais que oui. Par contre, les menus ne seront pas très variés et on sera pas mal sur le végétal», a affirmé le chef libéral jeudi lors d’une entrevue sur les ondes d’Énergie. L’animateur lui demandait s’il était d’accord avec l’ex-dragon François Lambert, qui avait affirmé qu’on pouvait nourrir un adulte et deux ados pour moins de 75$ par semaine. Ce dernier avait été vertement critiqué pour ses propos.

En point de presse en journée, M. Couillard a précisé sa pensée. «Je pense que c’est très très très difficile, surtout des adolescents en croissance», a-t-il reconnu. «J’ai corrigé après immédiatement en disant avec des choix limités. On ne change pas souvent de menu, et on ne va pas dans les aliments coûteux. C’est clair qu’il faut s’occuper de la pauvreté, on est le seul parti qui a un plan de lutte à la pauvreté», a-t-il ajouté.

Il a ensuite ajouté que «pour la majorité des gens qui nous écoutent», l’épicerie hebdomadaire coûte «plusieurs centaines de dollars». «On peut toujours baisser les budgets, comprimer, et se serrer la ceinture dans nos familles», a-t-il affirmé.

Contre le salaire à 15$ de l’heure

Par ailleurs, M. Couillard a réaffirmé qu’il s’oppose à une augmentation rapide du salaire minimum à 15$ de l’heure, malgré la pénurie de main-d’œuvre qu’il pointe régulièrement du doigt dans ses rencontres avec les citoyens.

Si les employés se font rares, pourquoi ne pas augmenter leur salaire? «Les économistes s’entendent pour dire que dans l’économie actuelle, il y a un fort risque de pertes d’emplois en faisant ce mouvement immédiat», a-t-il dit. Cela pourrait faire perdre des emplois «pour les jeunes dans la restauration», a-t-il craint.

M. Couillard vise plutôt un salaire minimum qui tend vers «50% du salaire moyen au Québec».