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Apuiat: Legault accuse Couillard d’avoir menti

François Legault après avoir énuméré ses engagements aux maires et préfets de la FQM, à l’instar de ses adversaires.
Photo Marc-André Gagnon François Legault après avoir énuméré ses engagements aux maires et préfets de la FQM, à l’instar de ses adversaires.

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Le chef caquiste François Legault a accusé jeudi son adversaire libéral Philippe Couillard d’avoir menti quant aux retombées d’un projet éolien pour les entreprises québécoises.

Le projet de contrat entre Hydro-Québec et les promoteurs du projet Apuiat, sur la Côte-Nord, ne contient aucune obligation d’intégrer du contenu québécois, a révélé jeudi notre Bureau d’enquête.

Bateau

Dans un point de presse, M. Legault s’en est pris à M. Couillard, qu’il a accusé d’avoir «mené les Québécois en bateau».

 

Selon le chef caquiste, les retombées locales étaient «l’argument numéro un» invoqué par les libéraux pour aller de l’avant avec le projet, qui coûtera environ 1,6 milliard $ à Hydro-Québec sur 25 ans.

«Or, c’est faux. Il a menti aux Québécois», a-t-il dit.

M. Couillard a évoqué des contraintes qui limiteraient les exigences de contenu québécois qui peuvent être imposées aux promoteurs d’Apuiat, l’entreprise Boralex et à la Nation innue.

«Il faut formuler les règles qui satisfassent les différentes ententes internationales», a-t-il dit jeudi.

Selon le chef libéral, il est encore temps de préciser les conditions de l’entente conclue le 22 août par Hydro-Québec et les promoteurs, où les mots «contrat» et «forme finale» étaient inscrits en page frontispice.

 

«Quand il y aura un contrat, on confirmera avec Boralex que c’est essentiel que le contenu québécois soit très élevé », a-t-il dit, en évoquant un engagement de l’entreprise pour un seuil de 50 %.

En 2014, dans un contrat de gré à gré avec la communauté autochtone de la Gaspésie, comparable à celui d’Apuiat, une clause prévoyait du «contenu régional» et du «contenu québécois» garantis.

Annuler le projet

Le député caquiste François Bonnardel a rejeté l’argument des accords internationaux, avancé par le chef libéral. «C’est faux. On a demandé ces contenus dans toutes les autres phases des projets qu’on a connus.»

M. Bonnardel a rappelé que son parti, s’il est porté au pouvoir, annulera le projet, car Hydro-Québec est déjà aux prises avec des surplus de production. «Il n’est pas signé donc on l’annulerait, c’est seulement une entente de principe», a-t-il dit.

Dans un communiqué, les promoteurs d’Apuiat ont dit avoir bon espoir que le contenu québécois du projet «se chiffrera au-delà de 50 %».

«Même sans obligation de contenu québécois, nous prévoyons qu’il sera d’au moins 50 %», ont-ils indiqué.

– Avec Antoine Robitaille, Charles Lecavalier, Patrick Bellerose et Marc-André Gagnon.