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Le maire Émile Loranger accueilli en héros par des citoyens à l’hôtel de ville de L’Ancienne-Lorette

Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a été applaudi à tout rompre par les citoyens à son arrivée à l’hôtel de ville, en fin de journée, jeudi. Ils étaient nombreux à vouloir lui serrer la pince pour le féliciter d’avoir tenu son bout contre Régis Labeaume pendant des années. 
Photo Agence QMI, Simon Clark Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a été applaudi à tout rompre par les citoyens à son arrivée à l’hôtel de ville, en fin de journée, jeudi. Ils étaient nombreux à vouloir lui serrer la pince pour le féliciter d’avoir tenu son bout contre Régis Labeaume pendant des années. 

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L’artisan de la bataille de l’agglomération, qui vient d’obtenir gain de cause en Cour supérieure contre l’administration Labeaume, a été chaudement applaudi en fin d’après-midi à son arrivée dans la salle du conseil par une soixantaine de citoyens.

Émile Loranger ne s’est pas fait prier pour livrer ses états d’âmes sur le jugement qui lui donne raison au sujet des frais d’agglomération trop élevés facturés par la Ville de Québec durant des années. Rappelons que le juge Bernard Godbout a condamné Québec à verser 14 M$ à L’Ancienne-Lorette en plus des frais judiciaires de 4 M$.

À cette somme, il faudra ajouter les intérêts légaux et une somme d’environ 6,5 M$, selon lui, pour les années 2016 et 2017, qui ne faisaient pas partie de la réclamation initiale.

«On peut penser qu’on va aller chercher autour de 25 M$», s’est-il félicité, promettant de redistribuer ces millions sous forme de chèques de plus de 2 500 $ pour chaque propriétaire foncier, quand cette saga juridique sera officiellement terminée. Puisque la quote-part devrait également être réduite de façon récurrente, M. Loranger croit en plus pouvoir baisser le compte de taxes de 600 $ par an en moyenne.

Confiant de gagner en appel

Loin de se laisser démonter par l’annonce de la Ville de Québec, qui a confirmé son intention d’interjeter appel du jugement quelques minutes plus tôt, le maire Loranger s’est dit prêt à livrer cette nouvelle bataille. «La probabilité qu’ils puissent défaire ce jugement-là en appel est à peu près nulle (...) Ça m’étonnerait que ce jugement-là soit renversé», a-t-il laissé tomber, débordant de confiance.

Motivé à continuer

En mêlée de presse par la suite, M. Loranger a même laissé entendre que cette victoire «sur toute la ligne» contre la Ville de Québec et l’appui des citoyens lui donnaient la motivation nécessaire pour poursuivre son mandat actuel à la mairie.

Récemment, le maire n’avait pas caché qu’il était en réflexion sur son avenir en raison du dépôt d’une plainte de harcèlement psychologique contre lui. Il fallait remonter au mois de juillet pour le voir présider une séance du conseil puisque le maire a accepté de se retirer durant l’enquête. Il doit toutefois revenir à chaque période de 90 jours pour éviter d’être destitué.

En plus de déposer le jugement de la Cour supérieure, les élus de L’Ancienne-Lorette ont aussi adopté des résolutions pour demander à la Ville de Saint-Augustin d’assumer 55 % des honoraires professionnels à venir.

Une flèche à Juneau

M. Loranger n’a pas manqué d’écorcher son homologue de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, qui avait tenté de mettre fin au litige en signant une entente individuelle avec Régis Labeaume, en 2015. Cette entente, critiquée par les opposants augustinois de M. Juneau à l'époque et par M. Loranger, n’avait finalement jamais été entérinée. «Évidemment, son conseil municipal l’a bloqué et là, il encaisse 20 M$ plus les intérêts...», a-t-il soupiré.

 

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