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900 jeunes défient une côte sous la pluie et le vent

Des centaines de jeunes du primaire de la région de Rivière-du-Loup gardaient le moral malgré la pluie et le vent, en faisant des montées dans la côte Saint-Pierre dans le cadre du coup d’envoi du 6e Défi Everest Premier Tech.
Photo Stéphanie Gendron Des centaines de jeunes du primaire de la région de Rivière-du-Loup gardaient le moral malgré la pluie et le vent, en faisant des montées dans la côte Saint-Pierre dans le cadre du coup d’envoi du 6e Défi Everest Premier Tech.

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RIVIÈRE-DU-LOUP| Des centaines de jeunes ont passé l’après-midi de vendredi à grimper plusieurs fois une côte abrupte, sous la pluie et le vent, pour se dépasser physiquement.

Les jeunes de 5e et 6e année des écoles primaires de la grande région de Rivière-du-Loup ont ainsi mis la table pour la 6e édition du Défi Everest Premier Tech, qui se déroule toute la fin de semaine.

En plus des jeunes, une cinquantaine de personnes vont affronter la côte St-Pierre jusqu’à plus de 100 fois en 48 heures, dans le but de faire l’équivalent de l’Everest (8848 mètres).

Une quarantaine d’ados vont monter et descendre la côte pendant 12 heures, dans la nuit de samedi à dimanche.

Dimanche, 1000 marcheurs du Bas-Saint-Laurent de 2 à 84 ans feront le défi en équipe. Tous ont amassé des fonds pour 63 organismes de la région.

Des jeunes motivés

Les jeunes de 10 à 12 ans rencontrés vendredi se souciaient très peu des conditions météorologiques, un mélange de pluie et de vent, lorsqu’ils ont attaqué la côte à 18 % d’inclinaison.

Olivier, 6e année, ne trouvait pas le défi physique trop difficile. «C’est cool, c’est une belle ambiance. C’est assez facile. Je le fais pour me mettre plus en forme», a dit l’élève.

«Ça nous fait faire de l’exercice. J’espère faire 7 ou 8 montées», a lancé Charlie-Frédérique.

«On peut passer du temps dehors avec nos amies. C’est le fun. Quand on parle, ça passe le temps», a dit la jeune Norah.

La classe de madame Julie, de l’école Saint-François-Xavier, a fait des pratiques dans la côte quelques fois depuis le début des classes.

«On faisait une ou deux montées, deux ou trois fois par semaine. Certains matins, quand je disais qu’on n’avait pas le temps, il y en a qui bougonnaient. Ils étaient contents de le faire», a dit Julie Nadeau.

Chacun montait le plus de fois possible. En préparation au défi, ils ont étudié l’Everest dans leurs classes.

«Si tu formes bien ta jeunesse, c’est la base de ta pyramide, tu vas former une société en santé. Mon fils l’an passé a fait 70 montées en 48 heures et il l’a fait dans le bonheur. Monter une côte seul, c’est difficile. Mais en équipe, on s’ambitionne tout le temps et on jase, le temps passe, ça va vraiment bien», a dit l’organisateur Yvan L’Heureux.