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Des mentors pour contrer le décrochage

L’application Academos vient en aide aux jeunes

Leff Baud et Gabriel Faure participent au programme de mentorat Academos.
Photo Agence QMI, Dominick Gravel Leff Baud et Gabriel Faure participent au programme de mentorat Academos.

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Des élèves qui ne savent pas trop quoi faire dans la vie peuvent discuter virtuellement avec des mentors qui les aideront à trouver un métier qui les passionne.

Leff Baud était en quatrième secondaire lorsqu’il a établi un premier contact avec l’avocat en litige Gabriel Faure, qui est devenu son mentor. Dans le cadre d’un de ses cours, on lui a présenté l’application Academos, qui permet à des jeunes des quatre coins de la province d’échanger avec plus de 2600 bénévoles prêts à partager une foule d’informations sur leur métier et profession.

Le jeune homme était déjà intéressé par le droit, mais les échanges avec M. Faure l’ont convaincu de son choix. « Ça m’a rendu beaucoup plus confiant dans mes apprentissages et ça m’a aidé à rester motivé à l’école », lance-t-il.

Mises en situation

Il faut dire que M. Faure ne fait pas les choses à moitié. Lorsqu’il discute avec des jeunes qui semblent vraiment intéressés par le droit, il leur envoie des mises en situation ou des jugements récents qui leur permettent de se familiariser avec des principes de base. « Pour avoir une idée de ce qu’est le droit, il faut le faire concrètement », explique l’avocat.

Gabriel Faure est en lien avec une dizaine de jeunes sur une base régulière, en plus de ceux qui le contactent sporadiquement pour des questions sur les perspectives d’emploi, le nombre d’heures travaillées ou encore le salaire.

Rester sur les bancs d’école

C’est justement pour déconstruire quelques mythes et permettre à des jeunes de « parler à de vraies personnes » que Catherine Légaré a fondé Academos, un organisme à but non lucratif, il y a maintenant près de 20 ans.

Au fil des ans, les échanges de courriels ont été remplacés par une application, mais l’objectif reste le même : aider les jeunes à se trouver un projet professionnel qui les passionne pour les motiver à rester sur les bancs d’école.

« Ça permet de leur donner un regard de l’intérieur sur le marché du travail », affirme Catherine Légaré.

Dans un dossier récemment publié par Le Journal, une des solutions favorisées par des experts pour lutter contre le décrochage scolaire des garçons était justement de mettre davantage les jeunes en contact avec des métiers ou professions, afin qu’ils puissent se trouver un projet d’avenir.