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La tornade qui a touché l'Ontario était de force 3, selon Environnement Canada

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La tornade qui a touché la région de Dunrobin, en Ontario, vendredi après-midi pourrait avoir été de force 4 sur l’échelle de Fujita selon des responsables d’Environnement Canada dépêchés sur les lieux pour constater les dégâts.

La tornade a ensuite perdu un peu de son intensité avant de perdre en puissance en atteignant Gatineau.

La nouvelle a été confirmée à TVA Nouvelles par Simon Legault, d'Environnement Canada, samedi.

«En Ontario, on a eu plus de dommages, donc on parle d’une tornade EF3. Ça s’est déplacé du côté du Québec, c’était quand même assez fort, on parle d’une faible EF3 au niveau du Québec. Ça a faibli avec des vents en dessous de 220 km/h où vous avez beaucoup de dommages au niveau EF2, mais on parle quand même d’une tornade au total qui était une EF3», a dit M. Legault.

L’échelle Fujita utilise les dommages observés au sol pour catégoriser les tornades parce que les instruments de mesure classiques ne résistent pas à des vents de plus de 150 km/h.

Ce sont les responsables d’Environnement Canada qui ont confirmé la force de la tornade en fonction des dégâts observés.

«Et ce n’est pas facile, c’est un art. Ça prend des dizaines d’années avant qu’un météorologue puisse être assez perfectionné pour pouvoir vraiment décoder. Il y a 32 facteurs à évaluer pour déterminer l’intensité de la tornade», a expliqué le météorologue Gilles Brien.

Tous les ingrédients étaient réunis pour donner naissance à la supercellule à l’origine de la tornade dévastatrice de vendredi à Gatineau, selon lui.

Une importante dépression provenant du Colorado, ayant parcouru près de 500 kilomètres en 24 heures, a balayé le sud du Québec. Elle a apporté une supercellule comportant des orages et des vents violents.ous allez toucher l’intégrité structurelle d’une maison, les F3 vont déraciner des arbres, arracher des toits. Quand vous êtes dans une F4, c’est une destruction pratiquement massive», illustre M. Brien.

Par ailleurs, la tornade a été tellement dévastatrice que les dommages aux installations électriques sont «pires que le verglas de 1998».