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L’Ancienne-Lorette encore plus sévère que Lévis sur le cannabis

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La Ville de L’Ancienne-Lorette adopte elle aussi la ligne dure en prévision de l’entrée en vigueur de la légalisation du cannabis au pays le 17 octobre prochain. Elle ira même plus loin que la Ville de Lévis en interdisant « d’exhiber » la drogue dans les lieux publics.

Lors d’une séance du conseil municipal, mardi soir, les élus lorettains ont dévoilé à leur tour leur projet de règlement visant à encadrer l’usage du pot sur leur territoire.

À l’instar de Lévis, la consommation de cannabis sera interdite dans tous les lieux publics, y compris dans les parcs, dans la rue et sur le trottoir.

« C’est à peu près comme à Lévis. Le seul endroit où le cannabis est permis, c’est sur les terrains privés des gens ou dans leurs maisons », a résumé la mairesse suppléante Sylvie Falardeau mardi soir.

Cependant, en plus d’interdire la consommation en public, le texte du règlement prévoit aussi qu’il sera défendu à quiconque « d’exhiber ou d’avoir à la vue du cannabis sous quelque forme que ce soit » dans un endroit public.

L’amende prévue au règlement sur la paix et le bon ordre – qui sera modifié avec un nouvel onglet « cannabis » – sera de 150 $ pour les contrevenants.

Suggestion des avocats

« Nos procureurs nous ont suggéré ça puis on trouvait que c’était une bonne idée. On ne veut pas voir quelqu’un se promener avec un sac de plastique transparent avec plein de pot dedans », a confié Mme Falardeau, en l’absence du maire Émile Loranger. Ce dernier ne se présente plus à l’hôtel de ville – sauf exception – en raison d’une plainte de harcèlement psychologique déposée contre lui par une employée de la municipalité.

Puisque L’Ancienne-Lorette fait partie de l’agglomération de Québec, ce sont les policiers de Québec qui auront le mandat de faire appliquer ce règlement.

Rappelons que la Ville de Québec, elle, n’a pas encore dévoilé ses intentions à l’égard du cannabis. Le maire Régis Labeaume a déjà affirmé qu’il ferait connaître son plan de match après les élections provinciales. Récemment, il avait cependant affirmé qu’il était « prêt » et qu’il savait où il s’en allait sur cet enjeu.

Saint-Augustin imitera Québec

Joint par Le Journal mardi, le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, ne semblait pas pressé de réglementer l’usage du cannabis chez lui. Il a dit vouloir « s’arrimer » à la réglementation qui sera adoptée éventuellement par la Ville de Québec, afin de faciliter le travail des patrouilleurs du SPVQ.

« Ce n’est pas évident s’il y a des règlements disparates sur le territoire de l’agglomération alors on va s’ajuster », a-t-il dit.