/elections
Navigation

Legault suspecte Couillard de cacher de l’argent à l’étranger

Philippe Couillard et François Legault lors du Face-à-Face Québec 2018 de jeudi dernier
CAPTURE D'ÉCRAN, TVA NOUVELLES Philippe Couillard et François Legault lors du Face-à-Face Québec 2018 de jeudi dernier

Coup d'oeil sur cet article

CHIBOUGAMAU | François Legault suspecte le chef libéral Philippe Couillard de cacher de l’argent à l’étranger, en raison des «impôts latents» mentionnés dans son bilan financier rendu public lundi.

«Les impôts latents, c’est des impôts qui seront éventuellement payés, habituellement quand de l’argent va être rapatrié d’un autre pays. Moi, comme comptable agréé, c’est ce que je comprends», a déclaré le chef de la Coalition Avenir Québec lors d’une mêlée de presse.

Reconnaissant que «ça fait longtemps» qu’il ne pratique plus le métier de comptable agréé, M. Legault n’en demeure pas moins convaincu que Philippe Couillard ne dit pas tout sur les avoirs qu’il pourrait posséder à l’étranger.

«Quand j’étais comptable agréé puis que je pratiquais à temps plein, [les impôts latents], c’est ça que ça voulait dire», a dit le chef de la CAQ.

«J’aimerais savoir c’est quoi. Des impôts latents, c’est des impôts à payer qui n’ont pas été payés. Pourquoi ils n’ont pas été payés?» a demandé M. Legault.

Ses accusations ne sont pas sans rappeler la controverse qui a éclaboussé le premier ministre Couillard relativement aux 600 000 $ qu’il avait placés entre 1992 et 2000 dans un compte bancaire de l’île de Jersey, un paradis fiscal.

L’entourage du chef libéral crie au «salissage»

L’entourage de Philippe Couillard n’a pas tardé à réagir en criant au «salissage», en plus de préciser qu’il s’agit simplement d’une «provision pour couvrir les sommes à payer en impôts [...] s’il liquidait ses actifs».

Selon le Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion financière de l’Institut canadien des comptables agréés, il s’agit bel et bien, «dans un bilan personnel, [d'une] provision constituée pour couvrir les sommes que le particulier devrait payer en impôts si ses biens étaient vendus aux valeurs actuelles estimatives indiquées à la date du bilan».

– Avec la collaboration de Charles Lecavalier