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QS ne peut pas dire s'il respecterait les contrats avec les minières

La candidate de QS dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, et la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé
photo David Prince La candidate de QS dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, et la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé

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ROUYN-NORANDA | La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, n'a pas pu dire si un gouvernement solidaire respecterait les contrats déjà conclus avec des entreprises qui détiennent des droits miniers, se contentant d'affirmer que la loi allait être changée sous un gouvernement solidaire.

Dans sa plateforme électorale, Québec solidaire entend récupérer la souveraineté du sous-sol québécois. Des dizaines d'entreprises minières possèdent actuellement des droits miniers sur une large portion du territoire.

Questionnée sur la façon dont un éventuel gouvernement solidaire allait s'y prendre pour récupérer les droits qui ont été alloués sur le sous-sol, elle a dit qu'elle allait changer la loi. «Avoir un claim est un privilège. Ça coûte des peanuts. Parce que les anciens partis ont vendu notre pays à des multinationales, il faudrait se mettre à genoux? Pas avec Québec solidaire.»

Quand on lui a demandé si elle respecterait les contrats déjà signés par les anciens gouvernements, elle a répondu que «les claims, c'est une loi, et qu'une loi, ça se change».

Redevances minières

De passage en Abitibi-Témiscamingue, où elle espère remporter une première circonscription en région éloignée, Manon Massé a réaffirmé son intention d'augmenter les redevances minières à 5 % de la valeur brute des métaux extraits. Cet argent servirait notamment à créer les conseils régionaux de développement dans chacune des régions. QS injecterait 50 M$ dans cette nouvelle structure. «Le gouvernement Couillard a été le pire gouvernement pour les régions depuis des décennies. Il a abandonné les régions», a-t-elle dit.

Communautés avant le BAPE

Québec solidaire souhaite également donner un droit de veto aux MRC, afin qu'elles puissent bloquer un projet de développement, même si un BAPE conclut que le projet est acceptable.

«Le BAPE n'est pas décisionnel. Donc, c'est la communauté qui aurait le premier plan», a-t-elle dit.