/entertainment/shows
Navigation

Soirée de bal à Québec

Plus de 12 000 personnes acclament André Rieu au Centre Vidéotron

Coup d'oeil sur cet article

Il n’y a pas que les grosses pointures du rock, de la pop et du métal qui sont capables d’attirer de grandes foules au Centre Vidéotron. André Rieu et le Johann Strauss Orchestra l’ont démontré de belle façon, mercredi, avec des valses, de la musique symphonique, des airs d’opéra et de comédies musicales et des chansons d’Elvis Presley et de Little Richard.

«Star» de la pop symphonique, le maestro et violoniste néerlandais, qui a vendu 40 millions de CD et DVD dans le monde, s’est produit devant une foule dépassant les 12 000 spectateurs.

Il s’agissait d’une troisième visite à Québec et d’une première au Centre Vidéotron après des passages en 1997 et 1998 au Colisée Pepsi.

«Avec la musique, on n’a pas besoin de mots. Ça va directement au cœur et c’est ce qu’on voit partout dans le monde», a lancé le musicien de 68 ans, qui dirige l’orchestre et qui joue quelques airs de violon sur son Stradivarius fabriqué en 1732.

Accompagné d’une soixantaine de musiciens, de choristes et de solistes, il y avait beaucoup de monde sur les planches. Ils sont tous arrivés, menés par André Rieu, en habit et avec des robes de bal de toutes les couleurs.

Une belle soirée de musique qui a débuté de façon un peu cahoteuse avec des gens qui étaient à la recherche de leurs sièges.

Des cornemuses

André Rieu, qui aimerait être le premier musicien à jouer sur la lune, favorise une approche populaire et démocratique de la musique classique et symphonique. Le Nessun Dorma de Puccini et le Hallelujah de Handel côtoient Plaisir d’amour, Granada, Think of Me de la comédie musicale Le Fantôme de l’opéra et les Tutti Frutti de Little Richard et Can’t Help Falling in Love du «King».

Durant la Valse des patineurs, les musiciens derrière les joueurs de cuivres, tous en costard, se mettent à danser et à trinquer à même la bouteille, après avoir joué leur partie. On s’amuse, on cabotine un peu, c’est léger et la musique est livrée avec sérieux, justesse et passion.

Avant la Valse des patineurs, il a proposé de revenir l’année prochaine, avec une glace au Centre Vidéotron, afin que l’on puisse patiner sur cet air célèbre et connu.

La grandiose The Exodus Song (The Land is Mine), dédiée à tous les enfants du monde, le Nessun Dorma, chantée par Gary Bennett, Bela Mavrak et Serge Bosch des Platin Tenors et la très belle Shanghai Tan, chantée par les sopranos chinoises Ling Shao et Li Jing ont été les moments forts de la première portion du concert.

Anna Majchrzak a offert une superbe Think of Me, un ensemble de cornemuses québécois a traversé le parterre pour interpréter Highland Cathedral et les gens ont valsé sur le Danube bleu de Strauss. Le concert a ensuite pris fin avec une dizaine de pièces, en rappel, dont Libiamo de La Traviata, Tutti Frutti, Can’t Help Falling in Love et Amazing Grace.