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Nouvel appel au public 55 ans après la disparition de Diane Carrier

Nouvel appel au public 55 ans après la disparition de Diane Carrier
Photo courtoisie

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Plus de cinq décennies après les faits, la police de Québec a toujours espoir de conclure son enquête relativement à la disparition de Diane Carrier, l’une des plus mystérieuses à s’être produites sur son territoire.

Le corps policier a relancé aujourd'hui son appel à témoin, 55 ans jour pour jour après avoir ouvert le dossier de Diane Carrier.

Le 27 septembre 1963, alors âgée de 6 ans, elle quittait son domicile de la rue du Porche, près de la place Royale, afin d’aller chercher son frère pour le souper, à la demande de sa mère. Le garçon est revenu seul chez lui et sa sœur n’a jamais été retrouvée.

À l’époque, les enquêteurs étudient la possibilité que l’enfant se soit noyée dans le fleuve Saint-Laurent. L’hypothèse semble probable puisque le cours d’eau est situé tout près. Elle a été écartée depuis.

«Dans ce temps-là, il y avait beaucoup de jeunes dans le secteur et ils étaient vraiment avertis de ne pas aller jouer sur le bord de l’eau. [...] Diane n’était pas du genre à tester les limites parentales», explique l’inspecteur Mario Vézina, du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

«Toutes les autres thèses sont possibles. On n’en élimine aucune», ajoute-t-il.

Plus vieux dossier

Au SPVQ, la disparition de Diane Carrier est la plus ancienne à ne pas avoir été élucidée. C’est la famille, toujours en quête de réponses, qui a suggéré aux enquêteurs de s’adresser à nouveau à la population.

«Également, comme service de police, on veut démontrer que les dossiers de disparition sont toujours ouverts. Il y a parfois la perception que cinq ans, dix ans après, c’est fermé et on y touche plus. Ce n’est pas vrai», insiste M. Vézina.

Dans le cas de Diane Carrier, l’inspecteur admet que le temps joue contre l’enquête. Malgré tout, les policiers sont certains qu'il est possible de résoudre le dossier.

«Le secteur du Petit Champlain, à ce moment-là comme aujourd’hui, il y avait beaucoup d’activité économique et beaucoup de circulation. C’est sûr qu’il n’y avait pas de caméras, mais on se dit qu’il doit y avoir quelqu’un qui sait quelque chose quelque part», explique Mario Vézina.

«Il y a peut-être [des gens] qui ont eu des confidences, aussi, de personnes qui pourraient avoir eu des informations particulières, mais qui les ont gardées pour elles», explique-t-il.

«On demande aux gens de ne pas juger de la teneur des informations. Laissez-nous juger par nous-mêmes», ajoute-t-il.

Des centaines de signalements chaque année

Bon an, mal an, le SPVQ traite environ 400 cas de disparition d’adulte, dont la grande majorité sont résolus. L’an dernier, les enquêteurs ont retrouvé 395 des 396 personnes portées disparues.

Une centaine de disparitions demeurent, à ce jour, inexpliquées.

Toute personne ayant des informations concernant une disparition peut communiquer de façon confidentielle avec les policiers au 418 641-AGIR (2447) ou, pour les gens de l’extérieur de la ville de Québec, au 1 888 641-AGIR.