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Le principal suspect accusé de meurtre au premier degré

Karl-Emmanuel Villeneuve a été inculpé pour l’homicide d’Alexandre Larouche

Karl-Emmanuel Villeneuve, 20 ans, fait face à des accusations de meurtre au premier degré, de possession d’une arme tronçonnée et de trafic de drogue. Il reviendra au palais de justice de Chicoutimi le 9 octobre.
Captures d’écran, TVA Nouvelles Karl-Emmanuel Villeneuve, 20 ans, fait face à des accusations de meurtre au premier degré, de possession d’une arme tronçonnée et de trafic de drogue. Il reviendra au palais de justice de Chicoutimi le 9 octobre.

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CHICOUTIMI | Celui qui était soupçonné d’avoir tué par balle Alexandre Larouche, 22 ans, est formellement accusé de meurtre au premier degré.

Karl-Emmanuel Villeneuve, 20 ans, a été intercepté lors d’une vaste opération policière, quelques jours après l’homicide survenu le 29 juillet dernier.

Le cadavre de la victime a été retrouvé le 1er août, au domicile de ses parents.

Les autorités avaient identifié Villeneuve comme étant le principal suspect du crime. Il a été interrogé pendant des heures. Des armes ont été saisies dans son logement.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a déposé officiellement une accusation de meurtre au premier degré, hier, au palais de justice de Chicoutimi.

Villeneuve est apparu calme et amaigri dans le box des accusés. Il a intégré un établissement carcéral la semaine dernière après avoir passé quelques semaines dans l’aile psychiatrique de l’hôpital de Chicoutimi en raison d’une psychose.

Un comité administratif l’a néanmoins déclaré apte à faire face à la justice, il y a deux semaines.

Preuve transmise

La procureure de la Couronne, Me Mélanie Paré, a remis 70 % de la preuve qu’elle détient à la partie adverse.

« La poursuite considère qu’à ce stade-ci, on a une preuve hors de tout doute raisonnable sur les éléments constitutifs de cette infraction. »

À sa sortie de la salle d’audience, l’avocat de la défense, Me Jean-Marc Fradette, s’est dit bien peu impressionné par la nature des documents qui lui ont été transmis.

« Ils allèguent que l’arme qui a été retrouvée chez mon client est celle qui a servi à commettre le meurtre. Moi, je n’ai rien vu qui lie mon client au crime », a lancé Me Fradette, qui qualifie les preuves de « circonstancielles ».

« Avoir une arme en sa possession et être trouvé coupable d’un meurtre, ce sont deux choses totalement différentes », ajoute l’avocat.

Ce dernier craint que son client se désorganise en raison du dépôt de l’accusation.

Fausses armes

Le DPCP a retiré les accusations de possession d’une arme à feu à autorisation restreinte et d’un silencieux qui pesaient contre le jeune.

Les analyses ont démontré qu’il s’agissait plutôt d’une fausse arme et d’un faux silencieux.

Outre l’accusation de meurtre au premier degré, des charges de possession d’une arme tronçonnée et de trafic de drogue pèsent contre le jeune homme.

Sa prochaine comparution a été fixée au 9 octobre. La date de son enquête préliminaire sera alors déterminée.