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Un nombre record de femmes élues à l’Assemblée nationale

Un nombre record de femmes élues à l’Assemblée nationale

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Les Québécois ont élu un nombre record de femmes à l’Assemblée nationale, avec 52 députées.

L’Assemblée nationale sera composée de 42% de femmes, dépassant de loin le record de l’élection de 2012, qui était de 33%. Avant le déclenchement des élections, cette proportion était de 29%.

«C’est historique, c’est incroyable de se rendre là en une seule élection», affirme Esther Lapointe, directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie, un organisme autonome d’éducation populaire à but non lucratif.

Anne-Marie Gingras, professeure au département de sciences politiques de l’UQAM, y voit de son côté une «nette avancée». «On s’approche de la zone paritaire», lance-t-elle.

Ce résultat n’est toutefois pas étonnant, puisque la proportion de candidatures féminines dans les principaux partis politiques n’avait jamais été aussi élevée, avec 47%.

«Les partis politiques ont vraiment fait des efforts» à ce chapitre, souligne Mme Lapointe.

Miser sur des candidatures féminines aura d’ailleurs été un «très bon coup» pour la Coalition avenir Québec, qui en comptait 52%, selon Jean-Herman Guay, politologue à l’Université de Sherbrooke. «C’était très payant politiquement» puisque la CAQ pouvait ainsi se présenter comme étant un parti à l’avant-garde sur cet aspect, souligne-t-il.

La proportion élevée de femmes élues à l’Assemblée nationale représente «une très bonne nouvelle pour la démocratie», ajoute M. Guay.

Vers la parité au conseil des ministres

 

Reste à voir si les femmes élues occuperont des postes-clés dans le nouveau gouvernement caquiste, ajoute Mme Lapointe. «On ne veut pas juste des femmes pour remplir la salle, on veut des femmes qui occupent des postes majeurs», lance-t-elle.

En campagne électorale, le chef François Legault a promis la parité dans son conseil des ministres. Son équipe comptera 30 femmes sur 74 députés caquistes.

Cette proportion élevée d’élues vient par d’ailleurs démontrer que les quotas ou mesures contraignantes pour attirer les femmes en politique ne sont pas vraiment nécessaires, affirme M. Guay, puisque les partis politiques savent s’adapter.

Le débat n’est toutefois pas clos, puisque le Groupe Femmes, Politique et Démocratie continuera de réclamer une loi sur la parité, indique sa directrice générale.