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Batailles pour la reconnaissance

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Pour certains, il s’agit d’un lendemain de veille, mais pour la majorité des députés élus, il s’agit plutôt d’une course pour une reconnaissance. La CAQ qui a réussi à faire élire un nombre record de députés regroupe dans ses rangs bien peu d’expériences ministérielles et elle devra travailler fort pour conserver la confiance des citoyens et mettre de l’avant son plan de « changement ». Elle devra démontrer sa pertinence et assurer sa légitimité. Ce ne sera pas chose facile.

PQ et QS, rien n’est gagné

Pour le PQ et même pour QS, la bataille est tout autre, il leur faudra travailler pour être reconnus comme partis politiques. La loi prévoyant qu’un parti reconnu doit avoir au moins 12 députés ou 20 % du suffrage exprimé.

De plus, n’en déplaise à GND, le « monde ordinaire » n’a pas voté à gauche, mais bien à droite. Les résultats devront être analysés pour mesurer pleinement le message lancé par les électeurs. Pas nécessairement pour modifier leur alignement, mais pour prendre acte que le citoyen n’a pas la même vision.

Le PQ doit aussi faire une véritable analyse, il en va de son avenir politique. Il n’a pas le luxe de se fermer les yeux, pas cette fois.

PLQ et l’opposition

Pour le PLQ, la descente est brutale. Le résultat est pire que ce qui était anticipé, leur plancher s’est fracassé. Pour un parti qui a fêté ses 150 ans, c’est une claque en plein visage. Plusieurs anciens ministres ont perdu leur siège et pour ceux qui se retrouvent dans l’opposition, ils devront se construire une nouvelle identité. Ce ne sera pas facile de faire face à un gouvernement majoritaire malgré seulement 39 % du suffrage.

D’ailleurs, croyez-vous vraiment que la CAQ révisera le mode de scrutin avec les résultats d’hier soir ? J’en doute, bien que je le souhaite fortement.