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Gibbons est parti la tête haute

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Photo AFP John Gibbons est un véritable gentilhomme.

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C’était un secret de Polichinelle que John Gibbons ne sera pas à la tête des Blue Jays de Toronto lors du camp d’entraînement de 2019. Le principal intéressé le savait déjà depuis quelque temps, mais il a conservé le secret jusqu’au tout dernier match local des siens.

Bien des gens étaient sceptiques quand Alex Anthopoulos a décidé de ramener Gibbons en selle il y a six ans. Mais force est d’admettre qu’il avait vu juste, car Gibbons a mené les Blue Jays jusqu’à la série de championnat de la Ligue américaine en 2015 et 2016.

Vous me direz que son directeur gérant d’alors avait fait des transactions pour lui faciliter la tâche, notamment celles de Josh Donaldson, Troy

Tulowitzki, Russell Martin et David Price, mais n’empêche que Gibbons a assez bien manœuvré pour frapper à la porte de la Série mondiale lors de ces deux saisons.

Blessures

Il serait injuste de lui jeter le blâme pour les insuccès de l’équipe au cours des deux dernières campagnes. Trop de blessures l’ont privé d’éléments importants, alors que Donaldson, Tulowitzki, Aaron Sanchez, Marcus Stroman et autres ont été blessés plus souvent qu’à leur tour.

Sur le plan personnel, j’ai toujours été bien accueilli par Gibbons chaque fois que je l’ai côtoyé durant les camps d’entraînement auxquels j’ai assisté depuis 2012. Jamais il n’a refusé d’entrevues et il a toujours répondu à mes questions avec la franchise et l’humour qui l’ont caractérisé tout au long de sa carrière.

Sachant bien que Rodger [Brulotte] et moi l’avons souvent critiqué, il reconnaissait que nous avions le droit de le faire, ajoutant en souriant qu’il le méritait... à l’occasion.

En gentilhomme qu’il est, John Gibbons a quitté les Blue Jays la tête haute.

Saison farcie de records

Dans le sport, on dit toujours que les records sont faits pour être battus. Il y aura toujours des exceptions à cette règle, comme les 417 victoires de Walter Johnson, les sept matchs sans point ni coup sûr de Nolan Ryan et les deux grands chelems dans une même manche de Fernando Tatis, pour ne nommer que ceux-là.

Par contre, la saison qui vient de prendre fin nous a permis de voir plusieurs records être améliorés, égalés ou menacés.

Tout d’abord, soulignons que les A’s d’Oakland sont devenus la seule équipe des majeures à remporter autant de matchs, soit 97, après avoir entrepris la saison avec le plus faible budget des majeures. Les White Sox avaient réussi l’exploit en 1990 avec 94 victoires.

De plus, deux équipes ont établi de nouvelles marques de concessions au chapitre des victoires cette saison, soit les Red Sox de Boston avec 108 et les Astros de Houston avec 103.

Et Alex Cora, à la tête des Red Sox, a menacé le record établi en 1961 par Ralph Houk qui, comme gérant recrue, avait mené les Yankees de New York à 109 gains.

Personne n’en parle, mais le releveur Edwin Diaz, des Mariners de Seattle, a dominé le baseball majeur avec 57 sauvetages cette saison, alors que le record de tous les temps appartient à Francisco Rodriguez, qui en avait inscrit 62 en 2008 avec les Angels de Los Angeles. « K-Rod » avait bouclé la saison avec une moyenne de points mérités de 2,29, alors que celle de Diaz a été de 1,99.

Au chapitre des circuits, les Yankees ont déjà établi un record d’équipe et ils ont amélioré le record de 264 longues balles dans une saison établi par les Mariners en 1997. Les « Bombardiers du Bronx » en ont frappé 267.

Par ailleurs, les Dodgers de Los Angeles ont établi une nouvelle marque d’équipe aussi cette saison, avec 233 circuits.

Lanceurs à l’honneur

L’envers de la médaille, soit les retraits au bâton, a été à la mode durant la dernière campagne.

Les Astros de Houston ont amélioré le record d’équipe de tous les temps, alors que leurs lanceurs ont retiré 1687 frappeurs au bâton, améliorant la marque établie par les Indians de Cleveland la saison précédente.

Par contre, les frappeurs des White Sox de Chicago ont été retirés 1594 fois au bâton, éclipsant le record établi la saison dernière par les Brewers de Mlwaukee.

D’ailleurs, Yoan Moncada, des White Sox, a été retiré au bâton 217 fois cette saison, et il a bien failli détrôner Mark Reynolds, qui a établi le record de 223 retraits au bâton avec les Diamondbacks de l’Arizona en 2009.

Arcia : une première

Le receveur Francisco Arcia, des Angels, a amorcé le match du 21 septembre derrière le marbre avant de se retrouver sur le monticule. Il a de plus claqué un coup de circuit, devenant ainsi le premier joueur de l’histoire à connaître un tel match.

Il est bon de préciser que dans ce match, les Angels avaient encaissé un cuisant revers de 21 à 3 aux mains des A’s d’Oakland.

Arcia, qui avait été rappelé le 26 juillet, a aussi eu la distinction de produire 10 points lors de ses deux premiers matchs, soit un record des majeures.

4 circuits le même jour

Le baseball majeur a connu plusieurs duos ou trios de frères, et parmi les plus célèbres mentionnons les DiMaggio, les Alou et les Molina.

Toutefois, les frères Yuli et Lourdes Gurriel ont réussi un exploit que nul autre duo ou trio n’avait accompli auparavant.

L’aîné, Yuli, a réussi deux circuits, dont un grand chelem, dans l’uniforme des Astros, le 21 septembre, et il a produit sept points.

Pendant ce temps, à Toronto, son cadet Lourdes a claqué un deux circuits contre les Rays, dont une frappe de deux points dans une poussée de sept en neuvième manche.

Tom Glavine : 305 gains

L’excellent gaucher des Braves d’Atlanta Tom Glavine a été le dernier artilleur de majeures à signer 305 victoires avant de prendre sa retraite.

Le membre du Temple de la renommée a remporté sa dernière victoire le 20 mai 2008, et les Braves ont encaissé la défaite lors de ses cinq dernières sorties, avant qu’il n’annonce sa retraite.

Glavine avait été proclamé le joueur le plus utile de la Série mondiale de 1995, la dernière édition des Braves à remporter cette série.

Glavine et son épouse ont récemment mis leur résidence en vente, la jugeant trop grande pour eux, pour la modique somme de 6,5 millions $.

Dans un groupe sélect

Le voltigeur Christian Yelich, des Brewers, a réussi un exploit peu ordinaire le 30 août alors qu’il a signé son deuxième carrousel de la saison contre les Reds.

Yelich est devenu seulement le cinquième frappeur de l’histoire avec deux carrousels au cours d’une campagne.

Aaron Hill avait été le dernier à accomplir ce tour de force avec les Diamondbacks en 2012, tandis que, depuis 1900, seul Babe Herman l’avait réussi avec les Robins de Brooklyn, en 1931.

Les deux autres membres de ce groupe sont Tip O’Neill, avec les Browns de St. Louis, en 1887 et John Reilly, de Red Stockings de Cincinnati, en 1883.