/opinion/columnists
Navigation

L’épineux 3e lien

Coup d'oeil sur cet article

Si François Legault a répété à maintes reprises, hier, qu’il avait l’intention de remplir « rapidement » plusieurs de ses promesses, il apparaît clairement que le dossier du troisième lien deviendra « rapidement » une épine au pied.

Le nouveau premier ministre a décliné, lors de son premier point de presse, ses trois priorités et a multiplié l’emploi du mot « rapidement » à l’énumération de ses principales promesses.

Il n’a pas parlé du troisième lien avant d’être questionné à ce sujet. Il a tout de même réitéré son engagement de commencer les travaux de construction dans un premier mandat.

Cette promesse irréaliste, pour plusieurs raisons, paraîtra bientôt encore plus surréaliste. C’est la conclusion qui s’impose après avoir écouté à ce propos, hier, les maires de Québec et Lévis.

D’un côté, le maire de Québec souhaite toujours connaître les impacts d’un tel projet pour les routes de la rive nord. De l’autre, le maire de Lévis a de nouveau réclamé un tunnel, et croit que l’interconnexion entre les deux rives doit passer par l’est et ne peut pas être associé au pont de l’île d’Orléans.

Une tonne de questions

Le problème, c’est que de ces réflexions émanent une tonne de questions auxquelles il sera impossible de répondre avant que les études ne soient terminées.

Combien coûterait un tunnel ? Quels seraient les impacts environnementaux d’une telle infrastructure ? Pourrait-on vraiment envisager que des poids lourds circulent dans un tunnel, étant donné toutes les règles de sécurité en vigueur ?

Que fait-on pour les trois quarts des utilisateurs qui traversent les ponts et qui partent de l’ouest pour se diriger à l’ouest ? On leur demande de se déplacer jusqu’à Beaumont pour aboutir à Beauport ? Et si le pont de Québec achève, que fait-on ? On ne se fie plus que sur un seul pont à l’ouest, alors qu’avec deux le secteur est engorgé ?

Dossier du tramway

De nombreux commentaires ont par ailleurs fusé hier disant qu’un gouvernement caquiste ferait en sorte que le projet de tramway-trambus soit abandonné à Québec.

Pourtant, le chef François Legault a depuis longtemps appuyé le système de transport structurant, appui qu’il a de nouveau exprimé hier.

J’en profite pour rappeler que Québec était, jusqu’à tout récemment, la seule ville de 500 000 habitants et plus au Canada sans un tel projet. Il commençait à être temps d’y remédier, et heureusement, M. Legault l’a lui aussi bien compris.