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Légalisation du cannabis: les villes ignorent combien d’argent elles recevront

Alexandre Cusson, Président de l’UMQ
Photo Mario Beauregard, Agence QMI Alexandre Cusson, Président de l’UMQ

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À deux semaines de la légalisation, les villes ne savent toujours pas combien d’argent elles recevront de Québec pour répondre à leurs besoins.

Le budget libéral de mars dernier prévoyait une enveloppe globale de 20 millions $ aux municipalités pour les deux prochaines années.

Cette somme proviendra notamment des revenus liés à la vente de cannabis.

« Il y a trois paliers de gouvernement touchés par la légalisation, et à partir du moment où il y a des revenus, on a toujours dit qu’ils devaient être partagés », affirme Alexandre Cusson, président de l’Union des municipalités et maire de Drummondville.

Il reste toutefois encore à déterminer comment l’argent sera réparti entre les quelque 1100 municipalités du Québec. L’UMQ interpelle donc le nouveau premier ministre.

« L’argent est là, il est dans le budget, alors on va demander à l’équipe de M. Legault de régler cette question rapidement », insiste-t-il.

Coûts à assumer

Les villes ont besoin de cet argent pour faire des panneaux ou des feuillets pour informer leurs citoyens quant aux nouveaux règlements municipaux, ou pour financer des organismes de prévention, par exemple.

Plusieurs services municipaux auront une charge supplémentaire de travail en raison de la légalisation.

C’est notamment le cas des employés municipaux qui analysent les demandes pour des commerces ou des sites de production de cannabis, ou ceux qui travaillent à l’élaboration des règlements. Les cours municipales seront également grandement sollicitées.

Les dépenses des services de police municipaux ne sont pas comprises dans cette enveloppe.

L’UMQ demande que l’argent soit versé aux villes qui décideront elles-mêmes de la façon dont il sera dépensé.

Une somme de base

Selon le mode de répartition choisi, les villes pourraient, par exemple, recevoir un financement proportionnel à leur nombre d’habitants.

M. Cusson souhaite toutefois qu’une ville ou une MRC puisse obtenir au moins une somme de base, peu importe sa taille.