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Tueuse d’aînés: une ex-infirmière ontarienne transférée à l'Institut Philippe-Pinel

Tueuse d’aînés: une ex-infirmière ontarienne transférée à l'Institut Philippe-Pinel
Photo d'archives

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Une ex-infirmière ontarienne condamnée à 25 ans de prison sans possibilité de libération conditionnelle pour avoir tué huit personnes âgées aurait été transférée à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal, ce que déplore la famille d’une de ses victimes.

La famille de James Silcox, qui serait la première victime, a raconté à Global News qu'elle avait tenté à plusieurs reprises et sans succès d’avoir des informations sur les conditions de détention d'Elizabeth Wettlaufer. Cette dernière a plaidé coupable à huit chefs d'accusation de meurtre, quatre chefs de tentative de meurtre et deux de voies de fait graves.

À la suite de questions posées par la chaîne de télévision sur le transfert d’une autre prisonnière dans une affaire différente, le Service correctionnel du Canada aurait contacté la famille de James Silcox pour lui dire qu’Elizabeth Wettlaufer avait été transférée à Montréal.

Or Daniel Silcox, le fils de la victime, tentait depuis des mois de découvrir où l’ex-infirmière de 51 ans avait été transférée. Il ne s’explique pas que l'on n'ait rien dit à la famille. «Je pense que c'est absolument honteux», a-t-il déclaré.

«Nous devrions avoir le droit de savoir où se trouve la meurtrière de mon père [...] Ce n’est pas juste», a-t-il souligné.

Pour Andrea Silcox, fille de James Silcox, il est évident que Wettlaufer a besoin d’aide psychiatrique, mais cette aide, estime-t-elle, aurait pu lui être donnée en prison. «Nous nous attendions tous à ce que notre gouvernement et notre système juridique la gardent derrière les barreaux», a-t-elle déclaré au London Free Press, ajoutant qu’au contraire, l’ex-infirmière mène désormais «une belle vie» loin de la prison.

Elizabeth Wettlaufer a plaidé coupable en juin 2017 aux 14 chefs d’accusation qui pesaient sur elle, notamment pour le meurtre prémédité de huit personnes âgées dont elle devait prendre soin dans des résidences pour aînés.

Les victimes, des hommes et des femmes, étaient âgées de 75 à 96 ans. L’ex-infirmière en avait la garde pendant la nuit.