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Halte au complexe politico-médical!

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La démocratie a parlé. Nos élus peuvent maintenant abandonner leur nauséeuse campagne de salissage, leurs promesses coûteuses, ainsi que leurs politiques aussi infantilisantes que liberticides, et enfin se mettre au travail.

Histoire

Héritier d’un système de santé dysfonctionnel par tradition, le nouveau gouvernement s’obstinera-t-il à l’entretenir, ou entrera-t-il dans l’histoire comme ayant été le premier à offrir à chaque Québécois l’accès à un médecin de famille ?

S’il veut immortaliser son nom, le prochain ministre de la Santé doit d’abord convenir que nous sommes arrivés au bout de l’expérience de la médecine soviétisée, et reconnaître qu’en dépit des promesses grandiloquentes de ses prédécesseurs et des réorganisations systémiques tous azimuts qu’ils nous ont infligées à répétition, ils n’ont réussi qu’à torpiller le système et à accoucher d’une tragédie humaine. Le ministre doit agir avec intelligence et cesser de jouer à l’apprenti sorcier avec la santé, voire avec la vie des patients.

Rappelons que le ministre de la Santé sortant, M. Barrette, avait eu l’idée lumineuse de réduire le nombre d’admissions dans les facultés de médecine. En dépit de la pénurie qui sévit, ce fin stratège craignait que les futurs médecins se retrouvent au... chômage !

Quotas

Pour soigner le système de santé, il faut rompre avec la logique des bonzes du complexe politico-médical qui procèdent par ukases pour faire passer leurs intérêts personnels avant ceux des malades. Sans relâcher ni les critères d’admission ni les exigences de performance, il serait temps d’abolir les quotas d’étudiants admis en médecine. Non seulement les médecins seraient plus accessibles, mais, en prime, cette concurrence accrue forcerait certains d’entre eux, affligés d’un ego surdimensionné, à être plus courtois et attentionnés avec les malades.

C’est ce que la France vient de faire pour éviter l’imminente banqueroute morale de son système.

Le nouveau gouvernement a le pouvoir de révolutionner le système de santé. En aura-t-il le courage ?