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Le PLQ doit parler de nationalisme, dit Hélène David

La députée libérale Hélène David
Photo d'archives, Simon Clark La députée libérale Hélène David

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Alors que les élus libéraux entament leur examen de conscience après la défaite historique de lundi dernier, la députée Hélène David estime que le Parti libéral du Québec doit revenir aux valeurs qui l’animaient à l’époque de Robert Bourassa.

Le PLQ «a toujours été nationaliste», a dit la députée de Marguerite-Bourgeoys aujourd'hui, à son arrivée au premier caucus libéral depuis l’élection, en rappelant la mémoire de l’ex-premier ministre.

Comme ses collègues, Hélène David a pris acte du recul important du vote francophone pour son parti. «Je pense que nous pouvons dire avec fierté la nation québécoise, et la souligner, et parler aux francophones, a dit la ministre sortante. Ce n’est pas normal que des francophones nous désertent, il faut aller leur parler. J’ai l’impression qu’on a raté notre coup, un peu, de ce côté-là.»

Le chef libéral démissionnaire, Philippe Couillard, a fréquemment été critiqué par les médias pour son manque de réflexes nationalistes.

Vote francophone

Le constat de la déconnexion entre le PLQ et les francophones était partagé ce matin parmi les élus libéraux. Le Journal rapportait ce matin que le parti a terminé quatrième dans 33 circonscriptions au scrutin de lundi, et troisième dans 16 circonscriptions.

«Il faut reconnecter avec les régions du Québec, reconnecter avec les sujets qui interpellent réellement la population, dit l’ex-ministre Dominique Anglade. Il faut vraiment prendre acte de ce qui s’est fait et faire un véritable post-mortem pour pouvoir ressauter et aller de l’avant.»Nouvellement élue, l’ex-présidente de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec souligne que plusieurs électeurs sont restés à la maison lundi dernier. «Les gens ne sont pas allés voter. Alors on doit trouver pourquoi ils ne sont pas allés voter. Est-ce parce que la souveraineté [du Québec] ne faisait pas partie de l’enjeu, alors les gens n’ont pas senti le besoin d’aller voter?» a dit Jennifer Maccarone.

Pour sa part, l’ex-président du PLQ, Saul Polo, observe que les gouvernements libéraux se sont éloignés du parti au fil des ans. «Des fois, un gouvernement se forme, les dirigeants de ce gouvernement s’affairent à diriger et à gouverner et on peut, des fois, se distancier, a dit le député de Laval-des-Rapides. Et moi, je peux vous dire que, comme militant de longue date, presque 15 ans, j’ai vécu [cette distanciation] au cours des dernières années, malgré le changement de la chefferie, malgré le renouvellement au sein du caucus.»

Il y a eu «des signes avant-coureurs», a-t-il dit, citant la désaffection des membres et la baisse de la participation des militants aux activités du PLQ.

Le Journal rapportait l’an dernier que le parti a vu son membership chuter de 40 000 membres depuis 10 ans, pour atteindre près de 30 000 militants.