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Cuisine de rue: l’opposition parle d’un «désastre»

Chez Victor
Photo d'archives, courtoisie La chaîne de restaurants Chez Victor a fait partie de la deuxième saison du projet-pilote de cuisine de rue à Québec cet été. Sur la photo, le camion de Chez Victor.

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Alors que l’opposition qualifie de « désastre » la deuxième saison de cuisine de rue à Québec, les propriétaires de camion dressent un bilan mitigé.

« C’est un désastre signé Régis Labeaume », a lancé vendredi matin le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin. « Il n’a jamais eu de volonté politique que ça fonctionne. Je trouve ça dommage. »

Pour M. Gosselin, le projet-pilote était l’occasion idéale pour bien tester le marché de Québec avec les camions de cuisine de rue. « On doit y aller avec une volonté d’essayer de voir si ça fonctionne ou pas et par la suite venir ajuster. »

Laisser le marché décider

Selon lui, la Ville aurait dû procéder en interdisant certains sites et en laissant les restaurateurs de rue décider de leurs emplacements, ce qui aurait permis de voir la tolérance des restaurateurs établis.

Le politicien a d’ailleurs lancé une flèche à l’Équipe Labeaume, qui a commandé un camion de cuisine de rue, mercredi, pour la présentation de sa candidate dans Neufchâtel­­Lebourgneuf, mais qui a choisi une entreprise de l’extérieur. « J’ai trouvé ça assez exceptionnel que M. Labeaume décide de ne même pas encourager les camions de rue de la ville de Québec. »

Chez les trois restaurateurs qui ont participé au projet-pilote, le son de cloche varie de l’un à l’autre. Nicolas Lavigne, du Zèbre Mobile, a été assidu tout l’été sur les sites de la ville et estime que le créneau doit être exploité. Mais les sites manquaient d’attrait, selon lui.

Des énergies ailleurs

Il n’a pas envie de lâcher. Mais pourrait réviser sa décision si rien ne change. « Encore un hiver à se battre pour convaincre la Ville. S’il n’y a pas de projet concluant d’ici janvier ou février, je me rendrai peut-être compte qu’il vaudrait mieux mettre nos énergies ailleurs. »

Chez Victor, Patrick Marcil n’a eu son permis qu’à la fin de l’été et n’a fait que deux sorties. « Ç’a été moyen. J’ai fait des sorties dans des petits villages en région et ça vendait plus... »

Avec sa Saga Mobile, Guy Lévesque est sorti une vingtaine de fois sur les sites de la Ville, et en tire un bilan généralement positif. Il a privilégié les sites sur rue qui sont « plus efficaces » parce qu’ils le rapprochent des employés des tours de bureaux.

« C’est sûr qu’on rembarque l’année prochaine », dit M. Lévesque, qui a fait ses frais cette année.

 

CE QU’ILS ONT DIT

« J’ai eu des résultats de 300 à 500 $ par jour dans les différents parcs. Avec les frais de camion, le propane, le personnel et la pénurie de main-d’œuvre, ça fait des frais qui ne sont pas faciles à couvrir. » – Nicolas Lavigne, propriétaire du Zèbre Mobile


« Je tiens mon point : on ne nuit pas aux restaurateurs. M. Labeaume dit que c’est le cas, mais, pour avoir parlé à quelques-uns, c’est faux. » – Guy Lévesque, propriétaire de Saga Nomade

– Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée