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Le Rouge et Or a encore le dernier mot

Laval renverse les Carabins 18-15 en prolongation

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Malgré trois revirements, le Rouge et Or de l’Université Laval a disposé des Carabins de l’Université de Montréal par la marque de 18-15 en prolongation dans un match disputé dimanche au PEPS, pour ainsi s’assurer du championnat de la saison régulière.

« Il n’y a aucune garantie qu’on va gagner à la maison, mais c’était important de terminer au premier rang et [c’était] un objectif en début de saison, a raconté l’entraîneur-chef Glen Constantin. C’est une façon de remercier nos partisans. Nous sommes rendus où l’on voulait, mais on doit s’assurer de bien terminer la saison. »

Pour la deuxième fois dans l’histoire entre les deux équipes, la prolongation a été nécessaire pour trouver un maître. En plus de la victoire, les Carabins devaient gagner par cinq points parce qu’ils s’étaient inclinés 12-7 lors du premier duel à Montréal. Avec deux parties au calendrier, le Rouge et Or présente une fiche de 6-0 comparativement à 4-2 pour les Carabins.

Quitte ou double

Postés au 10 de Laval en prolongation, les Carabins ont donc tenté de convertir un troisième essai et les buts pour inscrire un touché. La passe de Dimitri Morand dans la zone des buts a été rabattue par Nicolas Viens. Laval a repris le ballon et David Côté a réussi un placement de 12 verges après une course de 28 verges de Christopher Amoah pour sceller la victoire et semer l’hystérie parmi les 18 234 spectateurs.

« On n’avait pas le choix d’y aller pour le touché, a expliqué l’entraîneur-chef Danny Maciocia. On est là pour compétitionner et non pour participer. C’est la nouvelle attitude depuis quelques années. Si on avait été pour le placement, je ne suis pas certain si le Rouge et Or aurait embarqué sur le terrain. Les joueurs ont démontré beaucoup de caractère en effaçant un déficit de 12-2. »

Meilleur receveur des Carabins avec sept réceptions pour 74 verges, Régis Cibasu saute par-dessus le demi de coin Émile Chênevert (26) pour gagner quelques verges supplémentaires.
Photo Mathieu Belanger
Meilleur receveur des Carabins avec sept réceptions pour 74 verges, Régis Cibasu saute par-dessus le demi de coin Émile Chênevert (26) pour gagner quelques verges supplémentaires.

Offensive trop gourmande

Si l’offensive du Rouge et Or a accordé 12 points, la défensive a offert une performance impeccable. Les Carabins n’ont amassé que 166 verges, dont 42 au sol.

« La défensive a été exceptionnelle et on ne peut pas demander mieux, a résumé Constantin. On a réussi un gros stop en prolongation et aussi après les revirements. On s’est bien comportés contre leur formation musclée avec six joueurs de ligne et un centre arrière. En offensive, nous avons été un peu gourmands. C’est correct d’ouvrir le jeu, mais on doit être conscients de la situation. Nous avons écopé de trop de punitions sur les unités spéciales et accordé un long retour en fin de match. Il y a des leçons à tirer de ce match. On s’est rendu la tâche plus difficile que nécessaire. »

Revirements coûteux

L’offensive a connu une bonne première demie, mais les revirements ont coûté cher dans les 30 dernières minutes.

Benoît Gagnon-Brousseau (11) étire les bras pour réussir le seul touché du match et le premier du Rouge et Or contre les Carabins cette saison.
Photo Mathieu Belanger
Benoît Gagnon-Brousseau (11) étire les bras pour réussir le seul touché du match et le premier du Rouge et Or contre les Carabins cette saison.

« Les parties contre Montréal sont toujours imprévisibles, a résumé le quart-arrière Hugo Richard, lequel a complété 26 de ses 39 passes pour 312 verges et ajouté 59 verges en 12 courses, mais a été victime de deux interceptions. On a connu un bon départ, mais on ne peut pas se permettre de connaître une baisse de régime. La concentration et l’exécution n’étaient pas au rendez-vous au 3e quart. »

Sur une passe de 14 verges au deuxième quart, l’ailier espacé Benoît Gagnon-Brousseau a réussi le seul touché du match, le premier du Rouge et Or cette saison face aux Carabins.

 

Betts entre dans l’histoire

Mathieu Betts a établi un record du RSEQ pour le plus grand nombre de sacs en carrière.

L’ailier défensif étoile du Rouge et Or n’a pas fait les choses à moitié avec quatre sacs pour un total de cinq plaqués avec pertes. Il a aussi rabattu une passe et provoqué un échappé.

« J’étais content d’avoir réussi mon premier sac, non pas pour avoir battu le record, mais parce qu’il s’agissait d’un moment important dans le match et cela a eu un impact, a raconté Betts. Sur le jeu suivant, Montréal a concédé un touché de sûreté. J’ai eu droit aux félicitations des gars en revenant au banc. C’est encore plus le fun de battre le record contre Montréal parce que l’enjeu est plus grand. Je suis content que ça soit derrière moi parce que tout le monde m’en parlait. »

Glen Constantin était élogieux à l’égard du produit des Spartiates du Vieux-Montréal. « Mathieu est un joueur des grandes occasions, a louangé l’entraîneur-chef du Rouge et Or. Il élève son jeu dans les matchs importants. Il peut changer un match à lui seul. Il n’est pas encore parti que je m’ennuie déjà de lui. Ce fut mon meilleur coup de le recruter il y a quatre ans. »

Il s’agissait d’une deuxième performance de quatre sacs en carrière pour Betts qui avait aussi réussi l’exploit le 25 octobre 2015 face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke. Le record du RSEQ est de cinq.

« On a pris une chance »

Chez les Bleus, Marc-Antoine Dequoy a connu un fort match à l’image de sa saison. En plus d’une interception dans la zone des buts, il a réussi un touché sur un retour d’échappé de 54 verges provoqué par Kramdi Redha.

« Kramdi a fait un plaqué incroyable en plus de bloquer Hugo [Richard] et j’ai saisi l’opportunité, a raconté le demi défensif étoile. À l’image de notre identité, on a tout mis sur la table en prolongation. On voulait accueillir la Coupe Dunsmore à la maison et on a pris une chance. Ça paye parfois et ça se termine comme ça à d’autres occasions. Sur mon interception, le quart-arrière avait les yeux gros comme des deux piastres et je savais qu’il ne regardait pas les oiseaux dans le ciel, mais qu’une passe s’en venait. »