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Le maire Labeaume déplore un «relâchement sur le français» au Québec

Le maire Labeaume déplore un «relâchement sur le français» au Québec
Photo Simon Clark

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Régis Labeaume s’est ajouté, lundi, à la liste des politiciens qui pensent que la formule «Bonjour, hi» pour accueillir les clients doit être bannie des commerces de la province, y voyant le symptôme «d’une certaine fatigue collective» pour la protection de la langue française.

En clôture d’un congrès sur l’amitié franco-québécoise, le maire de Québec s’est inquiété d’un mouvement en faveur du bilinguisme et d’un «relâchement» quant à la défense de la langue officielle de la province. L’élu en a profité pour dénoncer la pratique du «Bonjour, hi» qui a fait l’objet d’un immense débat l’automne dernier.

«L’accueil des clients dans les commerces doit d’abord se faire en français et non [pas] avec le fameux “Bonjour, hi” qui met systématiquement les deux langues sur un pied d’égalité», a-t-il évalué, ajoutant que cela était nécessaire pour envoyer «un signal fort aux nouveaux arrivants».

«On leur donne implicitement le choix de ne pas s’intégrer à la majorité du Québec et de privilégier plutôt celle du continent. Et je dis cela toujours avec un immense respect pour nos concitoyennes et concitoyens des communautés anglophones et allophones du Québec», a-t-il dit.

Ressac

M. Labeaume a également déploré que la défense du français «n’est plus un thème politique majeur». «On laisse aller et c’est dangereux de laisser aller. Ça va créer des fractures dans notre société et ça va mal s’exprimer éventuellement, j’en suis convaincu», croit-il.

Il évalue que la montée des groupes identitaires et nationalistes au Québec résulte en partie de ce laisser-aller.

«Quand tu vois des zigotos comme les gens de la Meute, c’est un ressac, ça. On ne veut pas de ça, mais c’est un élément de ressac», lance-t-il.

Nouveau gouvernement

Interrogé sur l’arrivée du nouveau gouvernement caquiste et ses positions en matière de francisation, M. Labeaume a réservé ses commentaires pour plus tard. La Coalition avenir Québec souhaite entre autres imposer un test de français à tous les nouveaux arrivants.

«J’attends de voir les résultats», a-t-il répondu.