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L’histoire se répète

Les Alouettes n’inscrivent aucun touché et sont écartées de la course aux éliminatoires

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C’était utopique de croire que les Alouettes pourraient venir à bout des puissants Stampeders en ne marquant aucun touché. La crème a finalement monté à la surface en deuxième demie. Les visiteurs de Calgary ont quitté le stade Percival-Molson avec une courte victoire de 12 à 6, lundi après-midi.

Cette 12e défaite des Moineaux signifie officiellement la fin des espoirs de s’immiscer en séries éliminatoires. C’est donc dire qu’ils rateront la danse automnale pour une quatrième année de suite.

Si la brigade défensive a fait de l’excellent boulot, l’unité offensive ne s’est jamais réellement mise en marche. Une fois de plus, Johnny Manziel a couru pour sauver sa peau, victime de six sacs, et hormis les deux placements de Boris Bédé, le premier de 44 verges et le second de 41 verges, les spectateurs n’ont célébré aucun majeur de leurs favoris.

Il n’aura fallu qu’une poussée offensive éclair de sept jeux du quart-arrière Bo Levi Mitchell en fin de troisième quart pour que les Stampeders surpassent les Alouettes qui menaient jusque-là 6 à 0. Une séquence de 2 min 47 s et 107 verges pendant lesquelles la ligne défensive n’a pu freiner la puissance offensive par excellence de la LCF. Il a ainsi remporté sa première victoire en sol montréalais.

Dans un match où il n’a certainement pas brillé alors qu’il a complété 20 de ses 34 passes en compilant des gains de 199 verges, Mitchell a été victime de trois interceptions pour la deuxième fois de la saison. Le secondeur Chris Ackie en a capté deux. À ses quatre dernières sorties, le meneur pour le nombre de passes de touché complétées a lancé huit interceptions... De l’avis du reporter du Calgary Sun sur la galerie de presse, il n’avait jamais vu Michell jouer aussi mal !

Déception

Qu’importe, la charge offensive qui s’est terminée par un touché sur une course de six verges de Terry Williams au tout début du quatrième quart lui a permis d’éviter le pire alors qu’il comptait 93 verges par la passe au compteur à la demie. Il a donc évité la « catastrophe » face à la huitième unité défensive du circuit, lui qui avait récolté 166 verges à Ottawa à la mi-juillet en remportant tout de même la rencontre.

« Je ne sais pas la dernière fois que les Stampeders ont été limités à 12 points », a questionné le secondeur, Nicolas Boulay. Réponse à sa question : ce n’est jamais survenu en 2018 alors qu’ils avaient été limités à 23 points par les Eskimos d’Edmonton dans un gain le 3 septembre !

« Les gars en défensive ont fait leur travail. Nous devons marquer plus de points. C’est décevant, mais c’est le cas. Nous ne sommes pas capables de le faire. Des placements, c’est l’fun, mais il nous faut des touchés pour gagner. C’est à l’échelle de notre saison. »

Il faut remonter au 3 novembre 2017 pour retrouver la dernière fois que les Alouettes n’ont pas réussi un seul touché dans un match. C’était dans un cuisant revers de 33 à 0 face aux Tiger-Cats d’Hamilton.

Première demie aux Als

Les Moineaux de Mike Sherman avaient pourtant bien entamé cette rencontre en limitant les Stampeders à 129 verges alors que l’unité défensive bousculait tout ce qui bougeait.

Mais l’attaque n’a jamais pris la cadence. Manziel a offert plusieurs bons flashs, repérant d’ailleurs Eugene Lewis sur une longue passe de 52 verges au second quart, sans toutefois être en mesure de créer des étincelles dans la zone payante.

Le quart des Montréalais a complété 18 de ses 29 passes et amassé 250 verges en étant victime d’une interception. Il a levé son chapeau à l’escouade défensive albertaine, la plus efficace de la ligue.

« Notre défensive a fait le travail avec une performance exceptionnelle. C’est vraiment gênant que notre offensive n’ait pas pu suivre, a souligné Manziel. Nous n’avons pas mis de points au tableau. C’est l’histoire de notre saison. »

Il reste encore trois matchs au calendrier des Alouettes avant la fin de la campagne. Ils seront à Toronto le 20 octobre pour y affronter les Argonauts après une semaine de congé.

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