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«Révolution»: de l’émotion à fleur de peau

«Révolution»: de l’émotion à fleur de peau
PHOTO COURTOISIE / OSA

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Le niveau technique de «Révolution» est déjà élevé, mais certains danseurs arrivent en plus à transmettre des émotions d’une autre nature.

Jonathan et Sarah-Ève, 18 ans, Sainte-Anne-de-Bellevue et Victoriaville

Après avoir chacun perdu leur partenaire, Jonathan et Sarah-Ève ont fait un essai ensemble et leur chimie a tout de suite opéré.

«Tout est allé vraiment bien entre nous assez rapidement», confie la jeune fille. «Dès les premières pratiques, on était sur la même longueur d’onde. J’habitais à Victoriaville et c’était loin pour venir danser à Montréal. J’ai donc décidé de déménager pour être plus près de Jonathan.»

En plus de leurs études, en sciences de la nature pour elle et en sciences et mathématiques pour lui, le duo s’entraîne et répète plus d’une vingtaine d’heures par semaine, sans compter les compétitions qui ont souvent lieu les fins de semaine.

«On souhaite montrer la danse sportive au grand public. Ce sport manque de visibilité», a indiqué Jonathan. «On veut aussi vivre une nouvelle expérience qui pourrait nous mener de belles choses.»

Daniel Boa, 23 ans, Gatineau

Employé du gouvernement en ressources humaines, Daniel Boa a découvert sa passion pour la danse assez tard.

«Dans ma culture, la danse est juste pour s’amuser. Mais en arrivant au Québec à l’âge de 11 ans et en découvrant la comédie musicale “High School Musical” et l’émission “So You Think You Can Dance”, j’ai découvert qu’il y avait tout un monde et une formation qu’on pouvait avoir. Je reproduisais les chorégraphies que je voyais à la télé, et ce n’est qu’au cégep que j’ai commencé à suivre des cours de danse.»

En venant à «Révolution», Daniel réalise son rêve de participer à un concours télévisé. «C’est aussi une opportunité de montrer ce que je sais faire et de rencontrer d’autres danseurs et de vivre une belle expérience.»

Surpris lui-même par sa révolution, il a avoué avoir été impressionné par le résultat final.

C4, de 23 à 37 ans, Laval

Fondé en 2011, le groupe C4 a déjà remporté de nombreux concours, dont le championnat canadien en 2016 et 2017.

«On s’est créé une identité, un style, comme une marque de commerce», a raconté Laurence, une des cinq danseuses. «Plus on a de la reconnaissance, plus on se fait connaître. Les gens nous demandent d’aller donner des ateliers, des conseils pour leurs chorégraphies... Et c’est la même chose à l’international. Plus tu te fais voir, plus tu es invité dans des shows ou sur des plateaux télé.»

À «Révolution», le but de C4 est de faire découvrir le hip-hop au plus grand nombre de gens.

«On a une certaine reconnaissance dans le milieu de la danse, mais on veut toucher beaucoup plus de gens, on veut leur faire vivre toutes sortes d’émotions. La danse est un moyen de communication. Notre but est de partager et de montrer qui nous sommes.»