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Santé mentale: le gouvernement québécois appelé à changer son approche

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Des groupes engagés en santé mentale exhortent le gouvernement québécois à mieux prendre en compte les facteurs sociaux, afin de lutter plus efficacement contre les problèmes dans ce domaine.

Ils estiment que les conditions de vie des personnes aux prises avec de la souffrance ou de la détresse psychologique sont trop négligées par rapport aux facteurs médicaux.

«Les personnes qui fréquentent les ressources en santé mentale doivent composer avec de nombreuses difficultés liées à la pauvreté, le logement, la violence... Si on souhaite améliorer la santé mentale d’une personne, il faut qu’elle puisse se réapproprier son pouvoir sur ces différentes sphères de sa vie!» a souligné Anne-Marie Boucher, responsable aux communications du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec, par communiqué, lundi.

Ces groupes demandent donc au premier ministre désigné François Legault, de la Coalition avenir Québec, de favoriser l’accès aux alternatives à la médication, de soutenir davantage les groupes communautaires sur l’ensemble du territoire et de mettre en place des mesures sociales pour améliorer le sort des personnes touchées.

«Nous avons, aujourd’hui, de nouveaux alliés qui réclament, comme nous, non seulement un changement de pratiques, mais un changement du système psychiatrique. En effet, trois rapporteurs spéciaux de l’ONU demandent à tous les États d’investir et d’offrir des services dans la communauté, d’abolir la coercition sur laquelle est basé le système actuel et d’agir sur les déterminants sociaux», a précisé Chloé Serradori de l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec.

Ces groupes aimeraient que le gouvernement Legault mette en place un plan d’action centré sur les problèmes sociaux qui minent les personnes ayant des difficultés mentales.