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Une stratégie payante pour le Rouge et Or

Ajouter du poids sur la ligne défensive s’est avéré efficace contre les Carabins

Football
Photo Mathieu Bélanger Le secondeur Frédéric Pongo (45) et l’ailier rapproché Alexandre Savard (85) ont célébré la victoire du Rouge et Or après le placement de David Côté en prolongation, dimanche.

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Le front défensif plus musclé qu’à l’habitude du Rouge et Or de l’Université Laval a neutralisé l’attaque terrestre des Carabins de l’Université de Montréal en n’accordant que 42 verges.

Au lieu de miser sur sa formation habituelle avec deux secondeurs, le coordonnateur défensif Marc Fortier a ajouté du poids en situation de premier essai pour stopper Asnnel Robo qui domine le RSEQ pour les gains par la course.

La stratégie a porté ses fruits, puisque Robo a été limité à 31 verges en neuf courses dans la victoire de 18-15 en prolongation du Rouge et Or, dimanche au PEPS. L’offensive des Bleus a récolté 42 verges par la course et un total de 166 verges.

Après le premier match entre les deux équipes où le porteur de ballon français avait causé des ennuis en deuxième demie, l’entraîneur-chef, Glen Constantin, avait mentionné en entrevue que Fortier avait la mémoire longue.

Question d’identité

En premier essai, le Rouge et Or alignait trois secondeurs et déplaçait Adam Auclair comme demi défensif du côté court au lieu de son poste habituel de secondeur hybride.

«Fallait trouver une façon de rivaliser avec les Carabins qui alignaient un sixième joueur de ligne offensive et un centre arrière en premier essai, a expliqué Fortier. À sa première année, Frédéric Pongo connaît une bonne saison même s’il n’est pas partant et on doit le mettre sur le terrain dans des situations appropriées. Pongo est un bon jeune et nous avons un bon groupe de secondeurs. Quant à Adam, il est aussi à l’aise pour stopper la passe que la course.»

«L’identité des Carabins passe par le sol, et le mot d’ordre était de les empêcher de courir, poursuit Fortier. On voulait les sortir de leur zone de confort. Il ne fallait pas lui laisser des corridors de course faciles, parce qu’il possède de la vitesse et il est difficile à rattraper.»

En raison des effectifs réduits sur la secondaire, le Rouge et Or ne pouvait pas vraiment utiliser ce type de formation au cours des dernières années.

Brillant

En plus de Pongo, une autre recrue s’est affirmée en défensive pour le Rouge et Or. À son premier départ, le demi défensif Maxym Lavallée a très bien tenu son bout.

«Dans les situations critiques, il a réussi de très gros jeux, a louangé Fortier. Il s’est retrouvé souvent face à un très bon receveur [Régis Cibasu] et il a répondu à l’appel. Parce qu’il avait vu de l’action comme septième demi défensif plus tôt dans la saison, il était prêt pour un plus grand rôle.»

À la fin du deuxième quart, Lavallée a réussi ce qui semblait un sac et un échappé, mais l’officiel a appelé une passe incomplète. Les Carabins ont inscrit un placement deux jeux plus tard pour retraiter en vestiaire avec un retard de seulement sept points.

«Je pensais que c’était un échappé, a indiqué Fortier, mais je vais laisser le soin aux officiels de prendre la décision. Je ne suis pas là pour critiquer leur travail.»

Trop de punitions sur les unités spéciales

Les unités spéciales du Rouge et Or ont péché à quelques reprises dans un match où chaque verge était importante.

«Ça fait deux parties où on juge qu’il y a trop de punitions, a souligné le coordonnateur des unités spéciales Mathieu Bertrand. On en parle à chaque réunion et à chaque match. Les gars travaillent fort et il n’y a pas de mauvaises intentions, mais on doit réduire le nombre de punitions.

«Une punition pour avoir retenu, ça peut arriver, mais une rudesse après le sifflet ça fait plus mal, poursuit Bertrand. Le jeu est fini après le sifflet. Ce n’est pas un fléau et c’est arrivé une seule fois, mais on doit écoper d’une pénalité de 15 verges pour ne pas avoir respecté l’immunité le moins souvent possible.»

Cet impair a placé les Carabins dans une position de terrain favorable dans la dernière minute de la première demie et a conduit à un placement de Louis-Philippe Simoneau.

«Avec la qualité de notre offensive et de notre défensive, on ne peut pas bousiller la position de terrain et on l’a fait deux fois.»

Long retour

Une autre punition qui n’a rien à voir avec les unités spéciales a coûté très cher. Posté à la ligne d’une verge des Carabins au 4e quart après une passe de 64 verges à Mathieu Robitaille, le Rouge et Or a écopé d’une punition de dix verges pour avoir eu 13 joueurs dans le caucus.

Sur le jeu suivant, Hugo Richard a été victime d’une interception de Marc-Antoine Dequoy dans la zone des buts et les sept points qui semblaient acquis quelques secondes plus tôt se sont envolés en fumée.

«Un joueur a célébré trop longtemps et il n’a pas quitté à temps», a précisé l’entraîneur-chef Glen Constantin. Au total, le Rouge et Or a écopé de 14 punitions pour des pertes de 95 verges.

Un porteur solide

Si les couvertures ont été étanches, le Rouge et Or a vu Ryth-Jean Giraud leur glisser entre les doigts en fin de match pour un retour de 60 verges sur un botté d’envoi qui a permis aux Carabins de créer l’égalité 12-12 quelques jeux plus tard.

«Il faut donner crédit au retourneur qui est solide sur ses jambes, a mentionné Bertrand. Trois joueurs l’ont plaqué, mais il a rebondi. Il ne tombe pas au premier contact et ce n’est pas la première fois qu’il fait rater un adversaire. Les athlètes et le désir sont les clés sur les unités spéciales.»