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Climat en danger, petite politique

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Le dernier rapport de l’ONU, plus précisément du GIEC (groupe d’experts), demande aux politiciens, aux États, de changer radicalement leurs façons de faire pour éviter le pire dans 12 ans, une augmentation d’au moins 1,5 °C. Et c’est une analyse prudente puisque si les États-Unis poursuivent leur parcours, il pourrait s’agir d’une augmentation de 3 °C à la fin du siècle. Un rappel à l’ordre encore plus alarmant que les précédents.

Mais pourquoi s’inquiéter comme Québécois de cet enjeu ? Parce que nous avons élu le seul parti, la CAQ, n’ayant aucun plan précis sur ces enjeux climatiques. Ça prendra une détermination politique et plus que des « on verra » pour changer la tendance.

Ô Canada

Pendant ce temps, au Canada, Justin Trudeau veut relancer le nucléaire dans le Nord. Pour essayer de nous faire avaler la pilule plus facilement, il nous parle de petits réacteurs modulaires. Parce que quand c’est petit c’est plus mignon, non ? Pensez-vous que les explosions, puisque c’est un risque, seront aussi contenues dans des petites explosions modulaires ? Laissez-moi rire.

Heureusement que le gouvernement de Pauline Marois nous a sortis du nucléaire en 2013.

Mais que fera François Legault devant les propositions de Justin Trudeau­­­ ? Nous sortira-t-on encore une fois les excuses­­­ de croissance économique et d’innovation pour nous détourner­­­ de l’enjeu et justifier le retour du nucléaire ? Au moment même où le prix Nobel de l’économie est remis à des économistes étudiant le climat : les Américains William Nordhaus et Paul Romer.

Taxe carbone

Ces Américains ont entre autres modélisé pendant plusieurs décennies le lien entre les activités économiques et le climat, démontrant notamment l’importance de la taxe carbone pour quantifier les décisions politiques. Vous vous souvenez de la taxe que QS voulait abolir dans son programme ? C’est la même. Bref, nous ne sommes pas sortis de l’auberge sur cet enjeu crucial.