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Des employeurs ne sont pas prêts pour la légalisation du pot

Bloc cannabis volant auto vehicule pot
Photo Fotolia Les employeurs découvrent qu'ils doivent se poser plus de questions sur la légalisation du cannabis qu'ils ne le croyaient .

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La légalisation du cannabis force les entreprises à imposer de nouvelles balises à leurs employés et plusieurs se demandent comment faire face à cette nouvelle réalité. Plus de la moitié d'entre elles disent ne pas être prêtes.

L'impact de la légalisation du cannabis se fait sentir dans la plupart des entreprises.

«La première question qu'on nous pose, c'est «quelles sont nos obligations par rapport à nos employés?», a expliqué Me Catherine Galardo, en entrevue à TVA Nouvelles.

Les clients de différents cabinets d'avocats sont nombreux à demander la rédaction d'une politique pour encadrer la consommation de marijuana.

«Ce n'est pas parce que tu as fumé il y a, mettons, 15 heures que tu n'en as plus dans ton sang, du THC. Mais ça ne veut pas dire que tu n'es pas apte à fournir ta prestation de travail», a poursuivi Me Galardo.

«Le problème, présentement, c'est que les experts ne s'entendent pas. Il n'y a pas d'outils fiables aussi pour établir c'est quoi la ligne», a-t-elle ajouté.

Les employeurs découvrent qu'ils doivent se poser plus de questions qu'ils ne le croyaient. «Est-ce que je peux en prendre sur les lieux? Est-ce que je peux en avoir en ma possession? Est-ce que je peux en donner à du monde? Il y a énormément de questions qui sont posées par les employeurs», a énuméré l'avocate.

Les secteurs où la consommation de cannabis suscite le plus d'inquiétude sont ceux où les employés effectuent des tâches comportant des risques, comme les travailleurs de la construction ou les opérateurs de machinerie lourde.

L'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés a mené un sondage auprès de ses membres l'été dernier qui démontre que 51% des répondants disaient ne pas être prêts.

«Il ne faut pas présumer que tout le monde est sur la même longueur d'onde. Il faut avoir des règles claires», a affirmé Manon Poirier de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.