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Un laissez-passer 100 % financé par les étudiants de l’Université Laval

Ceux-ci devront se prononcer sur cette proposition

À l’Université Laval, la direction appuie le projet de laissez-passer universitaire depuis le début, sans toutefois y contribuer financièrement. Sur la photo, un véhicule du RTC sur le campus, vendredi.
Photo Simon Clark À l’Université Laval, la direction appuie le projet de laissez-passer universitaire depuis le début, sans toutefois y contribuer financièrement. Sur la photo, un véhicule du RTC sur le campus, vendredi.

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Les étudiants de l’Université Laval devront décider s’ils acceptent de payer 120 $ de plus par session pour avoir accès à un laissez-passer universitaire (LPU) pour le transport en commun.

Un référendum organisé par les associations étudiantes se déroulera sur le campus du 19 au 27 novembre, par vote électronique. Si une majorité d’étudiants accepte cette hausse, le LPU sera entièrement financé par les étudiants et offert à la rentrée 2019.

Les associations étudiantes, qui travaillent sur ce projet depuis plus de dix ans, ont bon espoir qu’il se concrétise une fois pour toutes.

«C’est une bonne mesure, à la fois pour l’environnement et les poches des étudiants», lance Kevin Tremblay, président de l’Association des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS).

Pour 30 $ par mois, les étudiants auront un accès illimité aux services de transport en commun à Québec et à Lévis, une somme qui correspond à cinq déplacements en autobus par semaine, fait valoir M. Tremblay.

«Ça va aussi permettre de réduire le trafic à Québec», ajoute de son côté Mathieu Montégiani, président de la CADEUL, qui représente les étudiants de premier cycle.

100 % financé par les étudiants

Après avoir longtemps espéré d’autres contributions financières, les associations étudiantes ont finalement convenu qu’il valait mieux miser sur un projet financé à 100 % par les étudiants, afin qu’il se concrétise. «Les services de transport ne sont pas des organismes de charité», lance Kevin Tremblay.

La contribution d’environ 32 000 étudiants à temps plein permettrait d’amasser une somme de 7,3 millions $ par année.

De son côté, le Réseau de transport de la Capitale a préféré ne pas commenter le dossier, «par respect pour le processus référendaire en cours».

En 2009, 75 % des étudiants avaient accepté de verser 60 $ par session pour financer ce projet, dans le cadre d’un premier référendum. Dix ans plus tard, un sondage effectué par l’AELIÉS au début de l’année indique que 70 % de ses membres seraient prêts à accepter une contribution additionnelle de 120 $ par session sur leur facture étudiante.

Les étudiants à temps partiel, entièrement à distance ou en formation continue seraient exclus du LPU ou pourraient demander un retrait.

►48 % des étudiants de l’Université Laval se rendent sur le campus en transport en commun le matin 

Source : Enquête Origine-Destination du ministère des Transports, 2011