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Bousculade à l'Aluminerie de Bécancour

Vue aérienne de l'aluminerie d'Alcoa à Bécancour
PHOTO courtoisie

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Agents de sécurité et syndiqués se sont bousculés sur les piquets de grève de l'Aluminerie de Bécancour (ABI), dans le Centre-du-Québec, mercredi, lorsqu'un camion tentait de se frayer un passage vers l'usine.

Présente, la Sûreté du Québec n'a toutefois pas eu à intervenir. Le personnel de sécurité cherchait à écarter les manifestants bloquant l'accès.

Pendant ce temps, le Syndicat d'ABI déplorait en conférence de presse que les négociations se retrouvent à nouveau dans l'impasse. L'ex-premier ministre Lucien Bouchard a suspendu sa médiation spéciale en cours depuis mai dernier.

Le syndicat reproche à la compagnie d'avoir ajouté en cours de route de nouvelles demandes de concession et même de revenir sur des clauses qui étaient pourtant réglées.

«On n'a eu aucun signe d'ouverture du côté de l'employeur. On ne voit pas de réelle intention de sa part. Arrêtez de penser que l'employeur vient s'asseoir et qu'il a une volonté pour régler. Malgré tout ce qui peut être écrit, ce n'est pas vrai que l'employeur essaie de régler», a martelé Clément Masse, président du syndicat.

Les travailleurs ont été informés en assemblée générale de la rupture des pourparlers. Ils n'ont toutefois pas été appelés à voter.

Le syndicat refuse de spéculer quant aux intentions d'Alcoa à ce stade-ci ou sur l'éventuel risque que la compagnie ferme la série de cuves maintenue en exploitation depuis maintenant neuf mois par le personnel cadre.

Le syndicat des Métallos espère que le nouveau premier ministre du Québec François Legault pourra faire quelque chose.

«S'il faut aller rencontrer les dirigeants à Pittsburgh, on ira», a indiqué le député caquiste de Nicolet-Bécancour Donald Martel. Il convient par contre qu'il s'agit d'un conflit de nature privée.