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Montréal, la ville qui pue

Montréal, la ville qui pue
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Valérie Plante a décidé de permettre l’usage du cannabis dans tous les lieux publics à Montréal. Je serais curieux de savoir combien de Montréalais sont d’accord avec cette mesure. Surtout ceux qui ont des enfants. Qui déjà promettait de mettre en place des politiques pour garder et attirer les familles à Montréal ?

Montréal deviendra une ville qui pue. Parce que le cannabis pue. Il pue bien plus que le tabac. Pour le gens qui n’en consomment pas, il a une odeur qui rappelle celle de la mouffette. Et comme Montréal compte une très forte densité urbaine dans certains quartiers, la ville deviendra très certainement celle qui pue le plus au Canada.

Mais c’est sans importance pour la mairesse Plante.

On ne connaît toujours pas les effets de la fumée secondaire du cannabis. Mais on connaît les effets extrêmement nocifs de la fumée secondaire du tabac, et il y a de forts risques que la fumée du cannabis soit tout aussi nocive, sinon davantage.

Mais la mairesse n’en a cure.

Les études qui commencent à sortir montrent les effets négatifs à long terme du cannabis sur les neurones. Le produit pourrait s’avérer bien plus dangereux que le tabac.

Mais la mairesse n’est pas en faveur de l’application du principe de précaution.

J’imagine que bientôt des professeurs des écoles primaires et secondaires iront fumer un petit pétard sur l’heure du midi. Que les fonctionnaires municipaux sortiront aussi en griller un à la pause. Je vois très bien les pompiers fumer leur cannabis devant leur caserne.

La mairesse pourra aller sympathiser avec eux.

Remarquez que le personnel médical va sûrement se garder une petite gêne. Eux connaissent les effets du cannabis. J’aimerais mieux qu’un chirurgien qui va m’opérer se soit abstenu d’en consommer très longtemps avant l’opération. Curieusement, les forces armées et la GRC interdisent à leur personnel de consommer du cannabis.

Tous gens savent-ils des choses que madame Plante ignore ?

Parfois quand je regarde la façon dont Montréal est gérée, je me dis que la ville profite à tous le monde : aux touristes, aux voyageurs en transit, aux festivaliers, aux banlieusards. À tous le monde sauf aux Montréalais. Désormais, il faudra rajouter à cette  liste des profiteurs  les pauvres victimes du cannabis.

Il faut croire que le tabac ne faisait pas assez de ravages. Ni les autres drogues. Ni l’alcool.