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Le SCFP veut syndiquer les employés de la SQDC

Pierre-Guy Sylvestre
Photo d'archives, Eric Bolte Pierre-Guy Sylvestre

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Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) affilié à la FTQ lance une campagne pour syndiquer les employés de la Société québécoise du cannabis (SQDC).

«Cette société d’État va faire de l’argent. Il faut redistribuer la richesse en offrant des salaires corrects et de bonnes conditions de travail», soutient l’économiste et porte-parole pour la syndicalisation de la SQDC au SCFP-FTQ, Pierre-Guy Sylvestre.

Selon le SCFP, les salaires et les conditions de travail offerts aux employés de la SQDC «ne sont pas ce qu’ils méritent».

Filiale de la Société des alcools du Québec (SAQ), la SQDC a fixé à 14 $ de l’heure le salaire horaire de ses conseillers-vendeurs dans ses 12 magasins de cannabis qui ouvriront leurs portes mercredi prochain (17 octobre).

La SQDC offre également à ses employés un régime de retraite et d’autres avantages sociaux.

Le SCFP soutient qu’au Nouveau-Brunswick, les salaires des employés des magasins de cannabis de la province gagneront entre 18 $ et 20 $ de l’heure.

Le SCFP réclamerait également une stabilité au niveau des horaires pour assurer une conciliation «travail/famille ou travail/vie personnelle».

«Il est certain que ces employés vont être syndiqués, alors vaut mieux qu’ils soient avec le bon syndicat dès le départ», a fait valoir M. Sylvestre.

Le SCFP dit avoir déjà des contacts avec certaines personnes qui ont été engagées par la SQDC, mais aimerait parler avec «le plus de monde possible».

Pas les seuls

Le SCFP n’est pas le seul syndicat qui espère gagner le cœur des travailleurs de la SQDC. Comme l’écrivait Le Journal en juin dernier, les TUAC et la CSN promettent également de tout mettre en oeuvre pour leur faire signer un premier contrat de travail.

«On suit le dossier de très près. Si on peut leur faire signer des cartes de membres, on va le faire rapidement», avait indiqué au Journal le président du local 500 des Travailleurs unis de l’alimentation (TUAC), Tony Filato, également affilié à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).

La CSN aussi

La Centrale des syndicats nationaux (CSN) n’a pas caché son désir de représenter également les travailleurs de la SQDC.

La CSN, qui représente déjà les 5500 employés de magasins de bureaux de la SAQ, s’est dite peu impressionnée par les salaires offerts par la SQCD à ses futurs conseillers aux ventes.

«On ne vendra pas des carottes et des citrons, on va vendre du cannabis. Il y a une forme de responsabilité qui vient avec le travail. Pour des emplois à 14 $, on trouve que ça ne fait pas sérieux», a déjà précisé le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Selon la plus récente convention collective, les employés de magasins de la SAQ ont droit à un salaire de base de 19,58 $ de l’heure.