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Surplus budgétaires: Leitao invite Legault à la prudence

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Le ministre des Finances sortant Carlos Leitao invite le gouvernement Legault à la prudence avec les surplus budgétaires.

«Il va falloir surveiller le prochain gouvernement pour qu’il maintienne la discipline que nous avions et que [ses] marges de manœuvre ne soient pas dilapidées», a confié aujourd'hui le prévisionniste, au sortir de la dernière réunion du Conseil des ministres du gouvernement Couillard.

Pour l’année en cours, l’excédent budgétaire atteint 2,3 milliards de dollars. Selon le rapport des finances publiques validé par la vérificatrice générale, l’État pourra compter jusqu’en 2021 sur une augmentation annuelle des revenus de 950 millions de dollars par rapport aux prévisions.

Le premier ministre désigné, François Legault, s’est réjoui la semaine dernière que son prédécesseur ait laissé les finances publiques en ordre.

M. Leitao a tenu à signaler aujourd'hui que c’est la bonne santé de l’économie qui explique les revenus plus élevés que prévu. Mais la prudence est de mise, estime le libéral. «Lorsqu’on dit qu’on a la maison en ordre, c’est-à-dire qu’on a des marges de manœuvre, on a des réserves importantes, mais étant donné l’incertitude, à mon avis, il faut maintenir la rigueur, maintenir ces réserves-là, car d’ici un an ou d’ici deux ans, qui sait ce que l’avenir nous réserve?» a-t-il insisté.

Néanmoins, l’incertitude sur les marchés boursiers n’inquiète pas outre mesure le ministre des Finances sortant. «On a passé par une période, depuis à peu près un an, où la valeur des entreprises en bourse avait monté à des niveaux qui étaient difficiles à justifier. Là, on revient un peu sur terre, donc je ne vois pas ça nécessairement comme étant un signe de quelque chose de malsain dans l’économie, c’est une correction qui est salutaire», a-t-il souligné.

Carlos Leitao croit toutefois qu’on doit surveiller avec attention les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine. «Le grand risque, pour l’économie mondiale, provient du commerce externe, et donc des relations houleuses commerciales, plutôt que des corrections boursières.»