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Condamné pour le meurtre de son ancienne conjointe

L’homme décrit comme agressif par plusieurs témoins devait 6000$ à la victime

Le corps calciné de la victime, Julie Morrisson, a été retrouvé dans sa voiture incendiée sur le chemin Ozias-Leduc.
Photo d'archives Le corps calciné de la victime, Julie Morrisson, a été retrouvé dans sa voiture incendiée sur le chemin Ozias-Leduc.

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Un quinquagénaire a été condamné vendredi à la prison à vie pour le meurtre de son ancienne conjointe, dont le squelette calciné avait été découvert au bord d’une route il y a cinq ans, en Montérégie.

C’est dans la carcasse de sa voiture brûlée, en bordure du chemin Ozias-Leduc, à Mont-Saint-Hilaire, que le cadavre de Julie Morrisson avait été retrouvé par les services d’urgence, le 30 juin 2013.

Julie Morrisson
Photo courtoisie
Julie Morrisson

Un faisceau d’éléments a amené vendredi les jurés réunis au palais de justice de Saint-Hyacinthe à déclarer l’ex-conjoint de la victime, Louis Pelletier, coupable de meurtre avec préméditation et d’outrage à un cadavre sur la courtière immobilière de 39 ans.

<b>Louis pelletier</b></br>
<i>Meurtrier</i>
Photo d'archives
Louis pelletier
Meurtrier

Dette de 6000 $

Puisque la sentence est accompagnée d’une impossibilité de libération avant 25 ans, Pelletier, qui a déjà effectué quatre ans et neuf mois de détention préventive, devra attendre plus de 20 ans avant de pouvoir demander sa sortie.

Lors du procès, il a notamment été établi que l’homme aujourd’hui âgé de 53 ans devait 6000 $ à la victime. Il s’était d’ailleurs engagé par écrit à la rembourser au plus tard le 1er juillet 2013, soit le lendemain du jour où la dépouille de Mme Morrisson a été découverte.

Essence et briquet

Autre élément accablant : sur une vidéo de surveillance datée du 30 juin 2013, on pouvait voir Pelletier acheter un briquet et 20 $ d’essence dans un Couche-Tard de Chambly, vers 2 h du matin.

L’ex-commis du dépanneur en question avait indiqué que Pelletier n’avait pas versé l’essence dans son véhicule.

Une autre témoin, Stéphanie Boilard, a raconté avoir entendu un cri déchirant devant le domicile de la victime, à Otterburn Park, quelques heures avant que le corps de Mme Morrisson ne soit découvert à un peu plus d’un kilomètre de là.

Les proches de Mme Morrisson qui ont témoigné en cour ont décrit Pelletier comme un homme agressif, menaçant et particulièrement possessif.

Menaces

L’un d’eux a même expliqué qu’il avait évoqué devant lui la possibilité de tuer sa compagne de l’époque en affirmant qu’elle le rendait « fou », et ce, quatre jours seulement avant qu’on trouve la femme calcinée dans sa voiture.

Un ancien client de Mme Morrisson a aussi décrit comment Pelletier, extrêmement jaloux, l’avait menacé de lui « crisser une volée ».

La défense qui avait pour sa part plaidé l’absence de traces d’ADN ou d’empreintes digitales reliant Pelletier à la scène du crime n’a visiblement pas convaincu les jurés.

– Avec la collaboration de Claudia Berthiaume