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Proulx injustement avantagé?

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La décision de Pierre Arcand de nommer Sébastien Proulx au poste de leader parlementaire du PLQ fait jaser. Avantage indu, ou choix incontournable ?

Avantage

C’est un secret de polichinelle que le député de Jean-Talon a l’œil sur le siège que vient tout juste de quitter Philippe Couillard. Et ça se comprend. Il a effectué un excellent travail comme ministre de l’Éducation et il est apprécié de ses collègues. Mais l’importance capitale que revêt le rôle qu’il sera appelé à jouer en chambre semble lui procurer un avantage indu par rapport aux autres prétendants.

Mettez-vous à la place des députés et des candidats extérieurs qui ont l’ambition de devenir chef. Leur potentiel adversaire à la chefferie pourra compter sur un nombre important d’employés politiques payés pour le faire bien paraître. C’est lui qui déterminera qui pose les questions et dans quel ordre. C’est aussi lui qui bénéficiera de la plus grande exposition dans les médias, mis à part le chef intérimaire. Et encore là, il est permis de croire que le dynamisme de Proulx risque de porter rapidement ombrage au style somnifère d’Arcand.

Incontournable

Si certains élus libéraux sont d’avis que le chef intérimaire aurait dû se coller sur la tradition qui exige qu’un prétendant au poste de chef n’exerce pas de fonctions parlementaires, d’autres estiment que, faute d’alternative crédible, le choix de Proulx s’imposait. Après tout, il fut jadis leader en chambre pour la défunte ADQ et il s’acquitta de cette tâche avec brio. Ces derniers avancent qu’il pourra toujours se retirer plus tard, mais qu’en attendant, son apport s’avère essentiel.

Cette position est défendable. Mais admettons tout de même qu’il est assez préoccupant d’en arriver à la conclusion que personne d’autre que lui n’est qualifié pour effectuer ce boulot. Disons que cela envoie un drôle de message quant à la force de l’opposition officielle.