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Meurtre d’Ophélie Martin-Cyr: ses amies témoignent de ses mauvaises fréquentations

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Des amies d’Ophélie Martin-Cyr ont livré un puissant témoignage en envoyant un message sans équivoque à ceux qui l'auraient tuée.

«Ce que je veux qu’ils sachent, c’est qu’ils n’ont pas enlevé la vie d’une personne, ils ont gâché la vie de plusieurs personnes, et ça va nous suivre très, très, très longtemps. J’espère qu’ils vont regretter leur geste et j’espère qu’ils vont comprendre un jour toute la souffrance qu’ils ont infligée à tout le monde», a expliqué Kary-Ann Brochu, l’une de ses proches.

«Je ne veux même pas m’imaginer ce qu’elle a pu ressentir à ce moment-là. Mais toutes ses amies, toute sa famille, tous les gens qui étaient près d’elle sont bouleversés par ça. C’est de leur faute à eux. J’espère qu’ils vont se sentir coupables et j’espère que leur vie va être misérable jusqu’à la fin», a ajouté la jeune femme.

Les dernières images d’Ophélie Martin-Cyr avant sa mort

Dans la nuit de mardi à mercredi, Ophélie Martin-Cyr a publié sur l’application Snapchat plusieurs vidéos dans lesquelles elle semblait avoir du bon temps.

Mauvaises fréquentations

Une autre amie, Gabryelle Bouchard-Lamy, était colocataire avec Ophélie Martin-Cyr, mais elle avait quitté le logement récemment parce qu’elle souhaitait s’éloigner de certaines personnes.

«On avait eu quelques petits problèmes, en fait, à cause de ses amitiés, juste avant son décès. J’étais au courant, sauf que je ne peux pas vraiment en dire plus.»

Kary-Ann Brochu va dans le même sens.

«Ophélie avait renoué des amitiés avec des personnes qui n’étaient pas nécessairement bonnes pour elle, ce qui a un petit peu causé sa perte. On aurait aimé ça, faire quelque chose pour l’aider, mais c’est une fille qui avait quand même une tête dure, on se le cachera pas. Ses choix restaient ses choix, on essayait de l’appuyer là-dedans.»

Ses amies croient qu’Ophélie était une bonne personne, mais qu’elle aurait fait de mauvais choix.

«Elle a essayé d’aider des gens qui n’étaient pas vraiment récupérables», croit Kary-Ann.

Gabryelle assure de son côté avoir mis Ophélie en garde contre ses fréquentations, et ce, à «plusieurs reprises».

«Quand j’ai vu qu’il n’y avait rien à faire avec sa tête de cochon, moi, j’ai décidé de m’éloigner de ce cercle d’amis là», admet la jeune femme.

Rencontre avec le suspect

Kary-Ann Brochu a déjà eu l’occasion de rencontrer l’un des suspects dans cette affaire, René Kègle, 38 ans.

«Je l’avais déjà vu avec Ophélie une fois, et ça n’avait pas été un moment positif. C’est quelqu’un que je lui avais conseillé de ne jamais revoir. J’ai de la difficulté à comprendre ce qu’elle pouvait faire avec cette personne-là. Je suis bouleversée par ce qui s’est passé. On a hâte d’en savoir plus.»

C’est elle qui a eu le dernier contact avec Ophélie, mardi soir.

«J’étais supposée sortir avec elle, mais j’ai un garçon, je travaille et j’étais vraiment fatiguée. On était sorties dimanche soir, alors j’ai décidé d’aller me coucher. Le lendemain matin, je lui ai écrit pour prendre des nouvelles, mais je n’ai jamais eu de réponse.»