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Une mère et deux ados meurent dans un incendie

La petite municipalité de Saint-Siméon-de-Bonaventure secouée

Hier, un incendie a coûté la vile à Isabelle Tremblay, 40 ans, son fils Philipe Lepage, 14 ans,  et à la copine de celui-ci, Laurence LeBrasseur, 14 ans,  à Saint-Siméon-de-Bonaventure, en Gaspésie.
Capture d'écran, TVA Nouvelles Hier, un incendie a coûté la vile à Isabelle Tremblay, 40 ans, son fils Philipe Lepage, 14 ans, et à la copine de celui-ci, Laurence LeBrasseur, 14 ans, à Saint-Siméon-de-Bonaventure, en Gaspésie.

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Une petite municipalité de la Gaspésie a été secouée dès le réveil, hier, alors qu’un brasier dévastateur a coûté la vie à une mère et à deux adolescents.

Isabelle Lepage, son fils Philipe et la copine de ce dernier, Laurence LeBrasseur, sont décédés après que la résidence familiale de la route Poirier, à Saint-Siméon-de-Bonaventure, se soit embrasée vers 4h45.

Isabelle Lepage, victime
Photo courtoisie
Isabelle Lepage, victime
Philippe Lepage, victime
Photo courtoisie
Philippe Lepage, victime
Laurence Lebrasseur, victime
Photo courtoisie
Laurence Lebrasseur, victime

Des quatre personnes qui dormaient dans l’immeuble, Marilou Lepage a été la seule à s’en être sortie. Après avoir tenté en vain d’alerter les membres de sa famille de l’urgence, c’est elle qui a averti les autorités que des personnes étaient prisonnières du brasier.

Violent incendie

La résidence est « presque une perte totale », a indiqué le lieutenant Robert Poirier, du service incendie de Saint-Siméon. Une vingtaine de pompiers de trois municipalités ont lutté pendant deux heures contre l’élément destructeur avant que la situation soit déclarée sous contrôle.

Le service des enquêtes sur les crimes majeurs de la SQ a été dépêché pour établir les circonstances des décès. Les enquêteurs étaient toujours sur les lieux tard en soirée, tandis que des techniciens en identité judiciaire se sont rendus sur place en provenance de Québec.

L’origine et la cause de l’incendie demeurent inconnues pour le moment. Deux maisons adjacentes ont dû être évacuées par mesure préventive. Le dernier incendie mortel remonte dans cette petite municipalité de 1170 résidents remonte à plus de vingt ans, selon le lieutenant Poirier.

Seule survivante

Les témoignages et les gestes de soutien se sont accumulés au cours de la journée sur les réseaux sociaux. Deux initiatives de financement public GoFundMe ont été démarrées, dont une pour soutenir Marilou Lepage. Une autre a été lancée pour soutenir les parents de Laurence LeBrasseur.

« En plus de devoir supporter la perte insupportable de sa famille, elle est désormais à la rue. Elle est encore aux études, donc l’argent ne coule pas à flot. L’hiver arrive, elle n’a plus rien. Toute aide sera grandement appréciée. Soutenez Marilou dans ce désastre », y mentionne l’instigatrice Patsy Paquet, qui avait permis d’amasser plus de 10 000 $ tard en soirée, hier.

Vérifiez les avertisseurs

L’Association des techniciens en prévention des incendies du Québec (ATPIQ) a saisi la balle au bond pour rappeler l’importance de vérifier l’état des piles des avertisseurs de fumée, faisant référence à une triste « ironie » puisque la Semaine de prévention des incendies prenait fin hier.

L’ATPIQ parle d’un «lourd bilan» pour cette semaine de sensibilisation, alors qu’une autre personne est décédée tôt mardi matin dans l’incendie d’une maison unifamiliale de Petite-Vallée, en Gaspésie.

«Sans faire l’enquête de ces incendies et sans spéculer sur les causes [...], le dénominateur commun qui relie l’incendie de Petite-Vallée et de Saint-Siméon, comme bien d’autres incendies funestes, c’est qu’ils surviennent la nuit», a dit Sébastien Demers, président de l’ATPIQ. Ce dernier voulait ainsi souligner qu’un avertisseur de fumée est le moyen le plus efficace pour réveiller tous les occupants d’une maison en cas d’incendie.

Ciotyens sous le choc

«Saint-Siméon, c'est une communauté de 1200 habitants. Tout le monde se connait, alors imaginez à quel point une tragédie de ce genre-là peut venir ébranler tout le monde», a soufflé le maire Denis Gauthier en entrevue au Québec Matin, dimanche.

Le maire Gauthier a eu de bons mots pour Mme Lepage. «C’est une personne qui était très sympathique avec qui je discutais à l’occasion», a raconté le maire, qui habite près de la maison où s'est produit le drame.

«J'ai moi-même une famille, deux enfants. On se met en situation, on pense à comment ont réagirait dans un tel moment», a ajouté le maire.

Denis Gauthier assure que toute l’aide nécessaire sera apportée aux familles touchées par le drame. «La municipalité et les citoyens, on va être solidaire et on va aider les familles touchées. [...] Lundi matin, au bureau, on va mettre une cellule en place pour travailler sur cet événement-là», a assuré M. Gauthier.

La petite communauté de Saint-Siméon-de-Bonaventure n'a pas l'habitude de vivre de tels drames. «Souvent, on a des incendies de résidences, des cheminées. Ce sont des dégâts matériels, mais les gens sont évacués», a évoqué le maire Gauthier.

Le CSSS a dépêché une équipe sur place afin de soutenir psychologiquement les gens qui en ressentent le besoin, incluant les membres des familles touchées et les premiers répondants, a précisé le maire.

Avec l'Agence QMI