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Le retour des «Monstres du Midway»

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Photo d’archives, AFP Khalil Mack a procuré un nouveau souffle à la défensive des Bears. Échangé à Chicago tout juste avant la saison, il est plus que jamais source de cauchemars pour les quarts-arrières. Josh Rosent a d’ailleurs goûté à la médecine de Mack, il y a trois semaines.

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Il fut une époque, assez lointaine, que les dernières générations de mordus de la NFL ne peuvent figurer. Durant ces années oubliées dans les abîmes de la désolation qui a suivi, la défensive des Bears de Chicago prenait plaisir à tailler ses rivaux en pièces. Aujourd’hui, ressurgis de l’au-delà sous une nouvelle mouture, les « Monstres du Midway » semblent bel et bien de retour.

Les Bears avaient été surnommés ainsi durant leur période de domination dans les années 1940. Après de longues décennies en état de dormance, ils se sont réapproprié leur intimidant sobriquet dans les années 1980, l’immortalisant à jamais grâce à leur unique conquête du Super Bowl au terme de la saison 1985.

Depuis, quelques occasionnelles bribes de leur tourmentante aura du passé ont surgi ici et là, mais les cellules monstrueuses ont été réellement régénérées cet automne.

Un cadeau inespéré

Déjà l’an dernier, les Bears annonçaient tranquillement un retour à leurs instincts plus sauvages. Mais c’est la venue inespérée du démon Khalil Mack, anciennement des Raiders, qui a permis aux Bears de convier de nouveau leurs rivaux en enfer.

Le directeur général Ryan Pace a misé gros en envoyant deux choix de première ronde à Oakland en retour de Mack et d’un deuxième choix, mais le pari est déjà pratiquement gagné.

Mack est en effet l’un de ces rares joueurs possédant la capacité de métamorphoser une équipe. Le tortionnaire en chef des quarts-arrières a déjà réalisé cinq sacs du quart et forcé quatre échappés.

Les 18 sacs du quart de la défensive la positionnent au deuxième rang dans la ligue derrière les Steelers, qui ont disputé un match de plus. Les Bears n’ont pas terminé premiers dans cette colonne statistique depuis 1987.

La patience aura été de mise, mais la défensive des Bears semble là pour rester, et sept des 11 partants ont été développés à l’interne. Et si les Ours terrorisent par les sacs, ils sont loin de s’en tenir à cette seule menace lorsqu’ils déchiquettent leurs proies. Les bêtes ont aussi généré 11 revirements, le deuxième plus haut total dans le circuit.

Mordants contre la course, ils n’ont toujours pas concédé le moindre touché au sol. Pas pour rien que les Bears montrent le quatrième meilleur différentiel de points (+46) dans le circuit.

Si l’attaque s’y met...

L’optimisme n’a donc pas régné de la sorte à Chicago depuis 2013, lorsque les Bears avaient commencé leur campagne à 3-0. Ils s’étaient toutefois terrés dans leur grotte par la suite pour terminer à 8-8, et, lors des quatre saisons suivantes, ils ont hiberné au sous-sol de la division Nord.

Tout indique que si l’attaque commandée par le jeune Mitchell Trubisky se met de la partie, les Bears s’imposeront plus tôt que prévu. La défensive demeurera toujours la colonne vertébrale du monstre, mais Trubisky devra en être le cerveau.

Avant son match de six passes de touchés face à la pauvre défensive des Buccaneers, le quart-arrière de deuxième année n’avait toujours rien cassé. Il est à souhaiter pour les Bears que ce n’était qu’un début.

En théorie, les Bears devaient amorcer une longue ascension dans leur division puissante. Mais aujourd’hui, les Vikings sont chancelants. Les Packers montrent certains signes d’essoufflement. Et les « Monstres du Midway » pourraient les dévorer sans même leur souffler dans le cou. Si Trubisky mène adéquatement la charge.

5 points à surveiller

1. Et de 200 pour Brady ?

Le quart-arrière Tom Brady est déjà celui qui revendique le plus grand nombre de victoires dans l’histoire à sa position, mais s’il l’emporte ce soir, face aux Chiefs, il deviendra le premier à avoir enregistré 200 victoires en saison régulière. De son côté, son vis-à-vis Patrick Mahomes tentera de devenir le sixième quart depuis 1970 à remporter ses sept premiers départs (en incluant celui de la saison dernière).

2. Watson sur une lancée

Toujours au rayon des quarts-arrières, Deshaun Watson, des Texans, est productif par les temps qui courent. Face aux Bills de Buffalo, il tentera d’amasser au moins 375 verges par la passe pour un quatrième match de suite. Il serait ainsi le tout premier à accomplir l’exploit. Les Bills concèdent en moyenne 234,6 verges par la passe cette saison.

3. Des sacs pour les Watt

Les frères JJ Watt (Texans) et TJ Watt (Steelers) connaissent tous deux un fort début de saison, avec chacun six sacs du quart. À eux deux, ils ont cumulé 95 sacs à ce jour. Fait intéressant, ils pourraient devenir aujourd’hui, sinon d’une semaine à l’autre, le cinquième duo familial à atteindre le plateau des 100 sacs, après le clan des Matthews (150), de Howie et Chris Long (148,5), de Ervin et John Randle (145,5) et de Jackson et Jim Jeffcoat (103,5).

4. Les Browns cardiaques

Trois des cinq matchs des Browns ont nécessité la prolongation cette saison. Cela ne s’était pas produit, outre pour les Bills de 2002, les Colts de 1995 et les Packers de 1987. D’ailleurs, chacune des cinq semaines du calendrier a jusqu’ici présenté au moins un match nécessitant le surtemps. Et ça, c’est une grande première ! Suspense, quand tu nous tiens...

5. C’est un départ pour Londres

Les Raiders et les Seahawks déménagent temporairement leurs pénates à Londres, aujourd’hui. C’est la 12e année de suite que la NFL se déplace chez les Anglais. Il y aura trois duels présentés à Londres cette saison, soit un de moins qu’en 2017. Cependant, pour la première fois, la ligue tâtera les eaux londoniennes à raison de trois semaines consécutives.