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4 types d’alimentation pour s’énergiser

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Bien manger a la cote et les gens soucieux de leur santé cherchent de plus en plus un type d’alimentation qui leur convient, sans que celui-ci devienne contraignant ou difficile à adopter. Alors que le froid arrive à grands pas et que les heures d’ensoleillement diminuent, voici des types d’alimentation qui peuvent être énergisants, faciles à adopter et qui rejoindront autant les carnivores aguerris que les végétariens soucieux de respecter les principes de ce mode de vie.

L’alimentation cétogène

Escalope de veau, sauce au beurre et champignons avec des nouilles de courgettes 
au parmesan.
Photo courtoisie, Éditions Pratico-pratiques
Escalope de veau, sauce au beurre et champignons avec des nouilles de courgettes au parmesan.

L’alimentation cétogène est de plus en plus populaire, car il s’agit d’une façon de manger qui permet de perdre du poids, tout en continuant de manger des lipides.

Le principe de l’alimentation cétogène revient à « changer de carburant », indique Josey Arsenault, animatrice au FM 93, et également coauteure du livre Perdre du poids en mangeant du gras.

« Dans l’alimentation quotidienne nord-américaine, notre énergie, on la prend dans les glucides. On mange entre 300 et 500 grammes de glucide par jour. Avec l’alimentation cétogène, on renverse ça. On prend l’énergie dans les lipides », explique Mme Arsenault.

Chou-fleur style mac’n cheese
Photo courtoisie, Éditions Pratico-pratiques
Chou-fleur style mac’n cheese

Pour être cétogène, il faut baisser l’apport de glucides à une vingtaine de grammes par jour. Dans le ratio strict, pour une journée type, les glucides représentent 5 % de l’alimentation, les protéines, 20 %, et 75 % de lipides.

« On devient alors en état de cétose et notre corps devient une machine de guerre à brûler les graisses », illustre l’animatrice.

Outre la perte de poids et l’augmentation de l’énergie, Mme Arsenault indique que ce type d’alimentation permet de bénéficier d’un sommeil profond.

Le flexitarisme

Salade brocoli, carottes et pommes
Photo courtoisie
Salade brocoli, carottes et pommes

Ce type d’alimentation est prisé chez les végétariens modérés qui se permettent des protéines animales à l’occasion, mais qui cherchent tout de même à en réduire la consommation au maximum.

« Les gens qui adoptent le flexitarisme sont, en fait, des végétariens flexibles. La personne est, dans son quotidien, végétarienne, mais se permet à l’occasion de manger des protéines animales », explique Annie Caron.

L’avantage du flexitarisme est que celui-ci s’adapte facilement dans les recettes dans les foyers où les membres d’une même famille ne sont pas tous végétariens.

« Le flexitarisme permet d’adapter les repas. Une maman, qui a deux grands ados de six pieds qui veulent manger de la viande et sa fille qui refuse un seul morceau de viande, pourra cuisiner une recette à base de viande, mais avec du tofu », explique la coach en alimentation, également auteure de Vive le flexitarisme qui sera disponible en mars 2019.

Le livre de cuisine proposera une panoplie de recettes végétariennes avec une alternative de protéine animale.

Le crudivorisme

Chips de chou kale
Photo courtoisie, Natercia
Chips de chou kale

Le crudivorisme est un type d’alimentation à base de fruits, de légumes, de noix, de graines et de germinations et dont aucun aliment n’est chauffé à plus de 115 degrés Fahrenheit.

« Ça conserve tous les minéraux, les vitamines, les enzymes et les oligo-éléments de nos aliments », indique Annie Caron, coach en alimentation et propriétaire de l’Académie culinaire du même nom.

Les bienfaits sont multiples. « On mange très près de la nature et, évidemment, c’est biologique et local », renchérit Mme Caron.

Brownies crus
Photo courtoisie
Brownies crus

Le crudivorisme est aussi une façon d’éviter d’ingérer des OGM et des agents de conservation qui sont néfastes sur la santé.

« C’est très énergisant, car on mange selon nos besoins. Les gens croient que l’on crève de faim, mais on mange à notre faim », fait valoir la coach.

Le crudivorisme permet de garder une meilleure santé en général et facilite l’assimilation de la digestion et l’élimination de nos aliments.

L’alimentation paléolithique

Bœuf aux framboises, pommes de terre et salade
Photo Adobe Stock
Bœuf aux framboises, pommes de terre et salade

L’alimentation paléolithique, ou la diète paléo, consiste à s’alimenter comme le faisaient nos ancêtres chasseurs-cueilleurs.

C’est une diète qui ne contient aucun aliment transformé. Ce mode d’alimentation est essentiellement composé de légumes et de viandes, mais on y retrouve aussi des noix, des baies et des racines.

« On donne au corps des choses qu’il connaît depuis des millénaires. Les bienfaits sont nombreux, comme la perte de poids, une meilleure énergie en continu, la perte de rétention d’eau, une meilleure force, une meilleure digestion, moins de ballonnements, l’amélioration de la clarté mentale et l’augmentation de la libido », énumère Emmanuel Molinier, entraîneur et spécialiste en nutrition santé et de performance.

M. Molinier conseille toutefois de consommer un volume suffisant de légumes et de noix et autres aliments alcalins pour balancer l’acidité causée par les viandes. Il faut également faire cuire ses viandes et ses œufs à feu doux pour ne pas transformer les acides gras saturés en gras trans.

Conseils du nutritionniste et diététiste Hubert Cormier

Photo courtoisie

Diète cétogène : C’est un type d’alimentation où il faut manger beaucoup de gras. « Il faut donc faire attention aux types de gras que l’on consomme, comme les gras saturés et trans », indique-t-il.

M. Cormier propose de choisir de bons gras, comme les noix, les avocats et autres gras végétaux.

Crudivorisme : Il s’agit d’une alimentation plus restrictive, selon le nutritionniste. « Il y a des nutriments que l’on peut avoir de la difficulté à trouver dans ce type d’alimentation, comme le fer, la vitamine B12 ou le zinc. Il faut s’assurer de pallier avec une supplémentation adéquate et s’assurer aussi de ne pas avoir d’anémie et d’autres carences », conseille-t-il.

Diète paléo : Il indique qu’il s’agit d’une excellente façon de varier les légumes, les fruits et les protéines consommés au quotidien. « C’est une option intéressante, car elle prône de ne presque pas manger d’aliments transformés. Et sommairement, ça peut être facile de manger équilibré avec la diète paléo », observe le nutritionniste.

Flexitarisme : Ce régime permet d’éviter des relations malsaines avec la nourriture, car cette alimentation permet de manger de tout avec modération. « C’est un premier pas vers le végétarisme, mais pas à 100 %. C’est une belle méthode pour manger plus de protéines végétales et ça ne crée pas de restrictions alimentaires », fait-il valoir.