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L’étude sur le troisième lien commandée par Labeaume critiquée

Le maire de Québec réplique qu’il est de son «devoir» de protéger la population

Régis Labeaume a été questionné toute la journée sur l’étude que son administration a commandée à WSP pour connaître les délais de réalisation d’un troisième lien Québec-Lévis.  
Photo Simon Clark Régis Labeaume a été questionné toute la journée sur l’étude que son administration a commandée à WSP pour connaître les délais de réalisation d’un troisième lien Québec-Lévis.  

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Critiqué par le maire de Lévis et par le chef de l’opposition sur l’étude qu’il a commandée sur le troisième lien, Régis Labeaume a justifié sa démarche pour «défendre la population de Québec».

À la suite de la publication par Le Journal d’une étude commandée à WSP par la Ville sur les délais de réalisation d’un troisième lien, le dossier a encore une fois occupé une grande partie des discussions lors de la séance du conseil municipal, lundi.

Cette étude a fait réagir les politiciens de la région. Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville a affirmé que le maire est «en panique» depuis l’élection du gouvernement formé par la Coalition avenir Québec (CAQ), qui veut accélérer la cadence dans ce dossier.

«Il ne contrôle plus l’agenda public. Il tente de diaboliser le projet», a lancé Jean-François Gosselin, qui met en doute «la crédibilité» du travail de WSP.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, ne voit pas la «plus-value» d’une telle étude qui a coûté 7800 $.

«On est repartis avec les épouvantails. Sauf que là, il y a un nouveau gouvernement qui a été élu», a-t-il rappelé. Et la CAQ a promis de recentrer l’étude. Selon M. Lehouillier, cela permettra de «sauver deux ans d’études».

«C’est un changement de priorité et il va falloir que les gens qui n’avaient pas ces priorités-là commencent à changer un peu leur attitude.»

Le maire trouve étrange que M. Labeaume ait commandé une étude alors qu’il a souvent répété qu’il fallait laisser le gouvernement mener ses propres études.

La construction d’ici quatre ans

Malgré les conclusions des ingénieurs de WSP, qui soutiennent qu’il faudra plus de 10 ans d’études préliminaires pour réaliser un tel projet, M. Lehouillier est convaincu qu’il est possible de commencer la construction d’ici quatre ans.

Le maire de Québec s’est insurgé contre les reproches qui lui étaient formulés. «C’est tout à fait légitime, parce que notre travail comme élus, c’est de défendre la population de Québec. Quel est le problème? On fait juste notre devoir. Les gens, oui, sont d’accord avec le troisième lien. Mais ils veulent savoir ce qui se passe et ils veulent aussi un tramway. On ne prendra pas le blâme pour essayer de trouver des informations», a-t-il martelé.

– Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée

DES RÉACTIONS

«Ce qu’on savait et ce qu’on disait depuis le début, c’est que l’échéancier de la Coalition avenir Québec était irréaliste. [...] Je vais attendre de voir les résultats du Bureau de projet avant de me prononcer davantage, mais [...] je ne suis pas surpris qu’il y ait des experts qui disent exactement ça.»

– André Fortin, ministre des Transports sortant


«Nous allons faire les choses dans l’ordre et faire le point en temps et lieu sur l’avancement des travaux avec le Bureau de projet sur le troisième lien. Nous avons l’intention de respecter nos engagements électoraux.»

– Cabinet du premier ministre désigné


«[Ce que conclut l’étude], on savait ça déjà assez bien. Je pense qu’il faut que le projet se fasse, mais il faut que ça se fasse de la bonne façon.»

– François Blais, ministre sortant de l’Emploi et de la Solidarité sociale, député sortant de Charlesbourg