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Inspirez, expirez

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Moins de 24 heures avant la légalisation du cannabis, il semble que nous soyons tous un peu stressés, peut-être aurions-nous besoin de prendre le temps de respirer un peu et d’analyser la situation avec un peu de recul.

Certes, une nouveauté attire toujours au départ, mais franchement, croyez-vous que ma grand-mère aille se procurer son joint à la SQDC demain matin ? Bien sûr que non.

En fait, je serais bien étonnée que la demande soit aussi forte que certains le prédisent. Certes, il y aura des curieux, mais de nouveaux consommateurs à la pelletée, j’ai de forts doutes.

Banalisation et modération

En fait, ce qui me dérange le plus, au-delà de la banalisation, c’est l’absence de modération dans les discussions et notamment les lois qui sont adoptées en prévision du 17 octobre. J’ai trouvé que dans toute cette cacophonie, la Ville de Montréal fut plutôt adéquate, adoptant les mêmes règles que pour la cigarette.

Il y a ensuite l’éducation du citoyen qui entre en jeu : non, vous ne pouvez pas fumer et prendre le volant. C’est comme l’alcool, trouvez-vous un chauffeur désigné. C’est déjà un réflexe pour la majorité des Québécois, ça devrait être facile à comprendre.

18 ou 21 ans

Je ne suis pas en faveur de hausser l’âge légal de consommation, bien que les effets sur le cerveau aient été démontrés maintes et maintes fois.

En fait, je pense qu’il vaut mieux contrôler la consommation et la qualité du cannabis utilisé que de criminaliser le groupe d’âge qui est le plus grand consommateur.

Un retour des cours de formation personnelle et des risques de la consommation des drogues serait plus efficace qu’une loi propulsant les jeunes vers le marché illicite avec son stock incontrôlable. Ce n’est pas parce que nous fermons une porte qu’elles seront toutes fermées, évitons de nous mettre la tête dans le sable.