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Le cannabis en public sera permis à Saint-Augustin... durant cinq semaines

Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau

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Les adeptes du cannabis profiteront d’un délai de grâce de cinq semaines, à Saint-Augustin-de-Desmaures, pour pouvoir griller un joint dans l’espace public, avant que la Ville serre officiellement la vis comme à Québec.

Les élus de Saint-Augustin entendent eux aussi interdire le cannabis dans tous les lieux publics – en suivant l’exemple de Québec et L’Ancienne-Lorette – mais ils n’étaient tout simplement pas prêts à adopter leur propre règlement pour restreindre l’usage de cette substance sur leur territoire.

Le maire Sylvain Juneau a confirmé mercredi matin, au jour 1 de la légalisation du cannabis au pays, que les policiers ne pourront pas sanctionner les gens qui fument sur le domaine public – incluant la rue et le trottoir – avant au moins cinq semaines.

Un avis de motion sera présenté à la prochaine séance dans trois semaines. Le règlement sera ensuite adopté lors de la séance suivante du conseil municipal, le 20 novembre.

Visiblement, le maire ne semblait pas du tout pressé de réglementer à temps pour l’entrée en vigueur de la légalisation. Rappelons que plusieurs municipalités ont d’ailleurs choisi de ne pas modifier leur propre règlement sur la paix et le bon ordre, préférant s’en remettre à la loi provinciale qui prévoit déjà des restrictions spécifiques sur l’usage du cannabis en public, sans aller toutefois aussi loin.

Aucune inquiétude

«Il n’y a pas d’inquiétude. Ce matin, je m’en venais (à l’hôtel de ville de Québec) et je n’ai pas vu de drame dans la rue...», a laissé tomber le maire Juneau lors d’une mêlée de presse, en marge d’une séance du conseil d’agglomération.

Le futur règlement de la Ville de Saint-Augustin sera calqué sur celui de la Ville de Québec, dans un souci de cohérence, a-t-il expliqué.

«On va s’arrimer essentiellement sur ce que la Ville de Québec fait avec l’interdiction dans tous les lieux publics. C’est la police de la Ville de Québec qui œuvre sur le territoire de l’agglomération au complet donc ça va être beaucoup plus simple comme ça», a précisé le maire au sujet du règlement qu’il compte adopter chez-lui dans quelques semaines.

Questionné sur ses convictions personnelles par rapport au cannabis, le maire a dit trouver que la «légalisation au sens large est précipitée» à l’échelle canadienne. Se disant sceptique quant aux impacts bénéfiques de la nouvelle loi, il a ajouté qu’il aurait davantage prôné la décriminalisation plutôt que la légalisation.