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Les yeux du monde rivés sur le Canada au jour J de la légalisation

De nombreux journalistes étrangers sont à Montréal pour observer comment se déroule la vente légale du pot

Les yeux du monde rivés sur le Canada au jour J de la légalisation
Photo courtoisie

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Les yeux de la presse étrangère sont rivés sur le Canada, qui devient aujourd’hui le premier pays du G7 à légaliser le cannabis, attirant même à Montréaldes journalistes de l’Europe.

« C’est une journée historique, c’est un événement, un pari », lance le journaliste français François Malye, qui couvre la santé pour le magazine Le Point.

 

 

Hier, il était l’un des nombreux reporters étrangers présents au dévoilement d’une succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC).

 

« C’est très intéressant pour nous ce laboratoire qui s’ouvre », dit-il, ajoutant que la France a l’une des lois les plus répressives au monde sur la marijuana, sans freiner énormément de consommateurs.

Curiosité

« Tout le monde est curieux d’un pays qui légalise le cannabis », dit en riant la journaliste allemande Christiane Meier. Cette correspondante à la télévision, basée à New York, a fait le voyage jusqu’à Montréal pour être témoin de « l’expérience sociale » qu’entame l’unifolié.

Elle souligne que l’Allemagne débat depuis des années sur les pour et les contre de la légalisation du pot. Si le modèle canadien montre qu’il peut lutter contre le marché noir et n’engendre pas des problèmes de surconsommation, il pourrait inspirer d’autres pays.

 

D’ailleurs, le journaliste et militant pro-légalisation italien Luca Marola croit que le modèle canadien est le plus « exportable » dans son pays. Il se dit aussi jaloux de « l’ère de liberté » qu’est en train de vivre notre nation, contrairement à la sienne.

Doutes

La légalisation du cannabis chez nous fait aussi couler beaucoup d’encre à l’étranger, où on se questionne tant sur les nombreuses zones d’ombres à éclaircir que sur un éventuel effet d’entraînement ailleurs dans le monde.

« Malgré toute l’innovation et l’énergie [investies] dans le marché légal [en Californie], le marché noir est toujours dominant », écrit le chef de bureau à San Francisco pour le quotidien américain The New York Times, Thomas Fuller.

« La police craint une augmentation de la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue », souligne de son côté le quotidien thaïlandais Bangkok Post.

D’autres médias ont pour leur part insisté sur l’enthousiasme suscité par la légalisation canadienne et le possible effet domino que celle-ci pourrait entraîner.

En Uruguay — seul autre pays dans le monde à avoir légalisé une telle drogue —, le journal El País prédit que « la conséquence principale de la révolution verte au Canada [...] sera économique » dans un article qu’on annonçait sur la une de la parution de lundi.

L’éditorialiste Neil Mackay du Herald, en Écosse, profite quant à lui du moment pour soutenir que « le temps est venu » pour le Royaume-Uni de légaliser le pot à usage récréatif.

– Avec la collaboration d’Émilie Bergeron, Agence QMI

 

Les informations personnelles protégées

« On peut rassurer tout le monde, personne ne sera fiché, a déclaré le PDG Alain Brunet. Tout se fait dans l’anonymat. Tout est en place pour protéger la confidentialité des clients sur le site web ou dans les magasins. L’agent de sécurité qui cartera les clients n’enregistrera aucune information. Pour les achats, aucune carte de crédit ne sera associée à un client ou à une transaction. Sur le web, l’information sera détruite après l’inscription. Le client peut accepter de conserver sa fiche, qui demeura confidentielle.

 

Une variété de Snoop Dogg

On trouvera finalement une variété de cannabis du rappeur Snoop Dogg sur les tablettes. Le chanteur s’est associé à Canopy Growth, un des fournisseurs de la SQDC. Le Sunset sera offert sous forme de pilule.