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L’activité physique réduirait les risques de complications pendant la grossesse

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OTTAWA | Pratiquer une activité physique pendant une grossesse réduirait le risque de dépression d’au moins 25 % et le risque de diabète gestationnel, d’hypertension artérielle et de prééclampsie de 40 %, selon des recommandations de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) et de la Société canadienne de physiologie de l'exercice (SCPE) publiées jeudi.

Dans ces nouvelles Directives canadiennes en matière d'activité physique pendant la grossesse, la SOGC et la SCPE présentent la quantité d’activité physique que les femmes enceintes devraient faire pour favoriser leur santé, celle du fœtus et du nouveau-né.

«Pour élaborer les recommandations énoncées dans ces directives, un groupe de consensus pancanadien a examiné plus de 25 000 études portant sur l'impact de l'exercice prénatal sur la santé de la mère et du fœtus», a indiqué Margie Davenport, coauteure des directives, et professeure agrégée de la Faculty of Kinesiology, Sport, and Recreation de l'Université de l'Alberta.

Ces directives encouragent les femmes enceintes qui n’ont pas de restrictions médicales à faire au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité moyenne par semaine. Comme par exemple de la marche, de la natation, du vélo stationnaire ou encore de l’entraînement musculaire, à pratiquer au moins trois fois par semaine.

«Aucune donnée probante ne démontre toutefois qu’un niveau d’exercice très supérieur aux recommandations est sécuritaire ou procure des bienfaits supplémentaires», peut-on lire dans le document qui précise que cette activité physique prénatale doit être considérée comme «un traitement de première intention pour améliorer la santé physique et mentale de la mère».